Table des matières
- Ansa . . . . . . . 9
- Le soleil de Genthin . . . . . . . 15
- Un peuple en marche . . . . . . . 23
- Vers le génocide . . . . . . . 33
- Les antichambres françaises d'Auschwitz . . . . . . . 43
- Paulo, Michel et les autres . . . . . . . 133
- Tsiganes belges . . . . . . . 141
- Auschwitz : capitale du crime . . . . . . . 145
- Natzweiller-Struthof . . . . . . . 245
- Ravensbrück . . . . . . . 259
- Le refus des tsiganes de Schonfeld . . . . . . . 291
- Les convois de Zwodau . . . . . . . 295
- Buchenwald . . . . . . 301
- Reportages ( !) cinématographiques . . . . . . . 325
- Dachau . . . . . . . 329
- Negro . . . . . . . 371
- Les camps du Neckar . . . . . . . 383
- Houli, l'Oberkapo tsigane de . . . . . . . 387
- Le crime de Gross-Rosen . . . . . . . 394
- D'autres camps, d'autres Kommandos . . . . . . . 398
- Annexe . . . . . . . 411

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Avant propos
Nous (*) nous attendons chaque jour à être gazés.
Nous sommes dans ce maudit Kommando depuis quatre mois
bientôt, Et nous ne pouvons pas refuser de faire ce travail. Ils nous écorcheraient
vifs... Sous nos yeux ils couperaient en morceaux nos enfants...
Alors nous les brûlons. Moi qui vous parle, j’ai brûlé ma femme,
je l'ai bien reconnue ; elle avait les yeux ouverts. Ils étaient pleins
d'une tristesse indicible, d'une épouvante sans nom... Heureusement elle
était morte... car souvent nous les brûlons vivants. Ils sont seulement
sans connaissance. Le gaz n'agit pas également sur toutes les victimes...
et maintenant c'est notre tour...
Vous , vous êtes jeune, vous êtes aryen, vous avez des chances
de sortir vivant... bien que nous ayons brûlé aussi des Polonais, des Russes,
des Français... et des tsiganes, mais de ceux-Ià personne ne parle...
Lorsque vous sortirez d'ici... je vous le demande ; parlez,
racontez, écrivez, criez pour que tout le monde sache ce qui se passe ici...
pour qu'il mette fin à cela et pour toujours.
(*). Témoignage anonyme de l'un des membres du « Kommando spécial » des
crématoires d'Auschwitz, recueilli au block 13 par Georges Wierzbicki. (Deux
ans dans les camps de concentration nazis. Marthe-Hélène Bernard, Editions
du Déporté, 1958.)
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4° de couverture
Renouant avec la tradition de ses grandes enquêtes historiques
sur les camps d'extermination de la Seconde Guerre mondiale - dix ouvrages,
dont les témoignages inédits constituent l'acte d'accusation le plus complet
et le plus irréfutable, contre la barbarie nazie - Christian BERNADAC
s'est attaché dans "L'HOLOCAUSTE OUBLIÉ" au martyre inconnu de ce
peuple du voyage, les tsiganes, qui était condamné au même titre que les
juifs, par les lois raciales du Reich.
L'horreur et l'immensité de la "Solution Finale" du problème
juif ont le plus souvent masqué le massacre organisé des tsiganes européens.
Aucun tsigane ne témoigna au procès de Nuremberg. Ce "silence" sur
la disparition d'au moins 250.000 tsiganes trouve une explication logique
dans l'absence de langue écrite tsigane, mais aussi et surtout dans la "mauvaise
conscience"de tous ceux qui ont eu à cur, pendant des siècles,
de mépriser, insulter, poursuivre, rejeter, condamner ces bohémiens, romanichels
ou autres "voleurs d'enfants et de poulets", marginaux non par
atavisme, mais par la seule force des attitudes de leurs contemporains.
Sait-on que les autorités françaises avaient commencé l'internement
"des nomades"dans de véritables camps de concentration français,
construits sur le territoire français dans les mois qui ont précédé la Seconde
Guerre mondiale ?
Christian BERNADAC a retrouvé les archives de ces camps que
l'on néglige aujourd'hui encore de mentionner. Ces documents et un ensemble
inégalable de témoignages ont permis à l'auteur de retracer dans "L'HOLOCAUSTE
OUBLIÉ" la longue persécution de ces familles marquées depuis "la fuite
indienne" par une malédiction, en de nombreux points comparables à celle
qui frappa la race juive.
"L'HOLOCAUSTE OUBLIÉ" une révélation qu'il faut - enfin - avoir
le courage de découvrir et de lire.
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