Les beaux jours des collabos

Henri
AMOUROUX

 

TOME 3 

LES BEAUX JOURS DES COLLABOS

 

 

Editions Robert Laffont
1979
560 pages.


Amouroux HenriMembre de l'Institut (Académie des sciences morales et politiques) où il a été élu, en 1978, au fauteuil de Jacques Chastenet, président du jury Albert-Londres, journaliste et historien, auteur de nombreux grands reportages, d'émissions sur France-Inter comme sur TF1, et de plusieurs livres consacrés à la vie de la France et des Français pendant la Seconde Guerre mondiale, Henri Amouroux a notamment dirigé, entre mars 1968 et septembre 1982, les quotidiens Sud-Ouest, France-Soir et Rhône-Alpes .

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Analyse  

Quatrième de couverture  

Les beaux jours des collabos n'est pas un livre de polémique, mais, comme Le peuple du désastre et Quarante millions de pétainistes, un livre de vérité.

Lorsque, le 22 juin 1941, les Allemands attaquent l'Union soviétique, le collaborationnisme français, qui se nourrissait jusqu'alors d'anglophobie et d'antisémitisme, trouve sa véritable raison d'être.
La collaboration, telle qu'elle avait été évoquée à Montoire lors de la rencontre Pétain-Hitler, est soudain dépassée et le combat de l'Allemagne revêt, pour bon nombre de Français, l'allure d'une croisade à laquelle certains d'entre eux s'associeront directement en s'engageant dans la Légion des Volontaires Français contre le bolchevisme ou dans ces partis: P.P.F., M.S.R., R.N.P., Francisme, Ligue Française, qui reprochent aux hommes de Vichy leur passivité, et réclament un engagement sincère et total aux côtés de l'Allemagne.

Qu'il traite de la collaboration d'Etat ou de la collaboration-passion, qu'il évoque les circonstances (Mers el-Kébir, Syrie) à la suite desquelles Vichy a failli s'engager dans la cobelligérance contre l'Angleterre, qu'il raconte les aventures et les souffrances des hommes de la L.V.F. soumis aux rigueurs de l'hiver russe, Henri Amouroux, sans jamais négliger la documentation qui fait la force de toute son œuvre historique, met toujours en scène et fait vivre des hommes qui se retrouveront dans Les beaux jours des collabos, comme d'autres se sont retrouvés dans ses précédents ouvrages.

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TABLE DES MATIERES

p 11 - Introduction

I. LA COLLABORATION D'ÉTAT

p 19 - 1. La collaboration avant la Collaboration

Combien de colonnes pour la photo de Montoire ? - L'idée de collaboration existe avant Montoire. - A Mers el-Kebir l'attaque anglaise rompt nos liens avec l'Angleterre et nous rejette vers l'Allemagne. - Des dégâts immenses, d'abord sur le plan psychologique. - La capture des navires français réfugiés en Grande-Bretagne. - Stupeur de l'opinion et fureur de Darlan. - Nous acceptons de « coopérer » contre Gibraltar avec l'aviation italienne. - On parle, à Wiesbaden, de « collaboration dans la dignité ». - Pétain à l'origine de la rencontre de Montoire. - Fonck et Goering. - L'action de Fernand de Brinon et le rôle de Pierre Laval. - Hitler n'a pas de politique française. - Le message du 11 octobre, mal lu par les Français.

p 63 - 2. Poignée de main pour l'histoire

La rencontre Hitler-Laval. - Hitler offre la collaboration. - Les réticences de l'entourage du Maréchal. - « On ne vous a jamais parlé de Tilsitt ? » . - Le voyage jusqu'à Montoire. - La poignée de main. - Ce qui s'est dit dans le wagon. - Hitler demande quelle serait la position de la France si l'Angleterre l'attaquait à nouveau. - La place de la France dans l'Europe nouvelle. - Les ambiguïtés. - Pétain explique Montoire au général Weygand. - La mission londonienne du professeur Rougier. - L'opinion française entre l'optimisme et l'hostilité. - Les réactions de la presse parisienne. - Le discours du 30 octobre 1940.

p 97 - 3. Le cheval et le cocher

Un choc franco-allemand révélateur. - Montoire n'a pas d'incidence sur le montant des frais d'occupation. - Scapini sollicite des libérations de prisonniers. - En faveur de la France vaincue, Abetz n'envisage que de petites concessions. - La position de Darlan est très éloignée de celle d'Abetz. - Laval prêt à engager la lutte contre l'Angleterre ? - La conjuration contre Laval se noue. - Déat attaque Vichy. - Encore le problème du retour à Paris. - Aucun ministre ne pourra accompagner le Maréchal. - Pétain invité à venir assister au retour des cendres du duc de Reichstadt. - Laval et Brinon font pression sur le Maréchal. - Réaction et action des anti-Lavalistes.

p 129 - 4. Le coup d'arrêt du 13 décembre

La solitude de Laval. - « Vous n'êtes plus dauphin. » - La folle nuit du 13 décembre. - « Alors, il est mécontent ? » demande le Maréchal. - Arrêté, Laval est conduit à Châteldon. - Vichy ne répond plus. - La cérémonie des Invalides. - Abetz, furieux, pose ses conditions. - Laval à Pétain: « Vous n'êtes qu'une baudruche, une girouette. » - Laval regagne Paris dans la voiture d'Achenbach. - Les Allemands ferment la ligne de démarcation. - La fureur de la presse parisienne. - Le Maréchal a voulu préserver sa révolution de toute « contamination » , écrit un journal suisse.

p 149 - 5. La collaboration sans Laval

Abetz se déchaîne. - La politique de Flandin. - Laval reparaît. - Darlan croit-il à la collaboration ? - Arriver au point de rupture mais ne jamais rompre. - L'histoire des camions de Nîmes. - Les « livraisons » d'hommes. - Les Allemands se souviennent de l'occupation française. - L'Allemagne menace de traiter la France comme la Yougoslavie.

p 169 - 6. Syrie : la tentation des Mukas

La rencontre Hitler-Darlan. - Pas d'autre solution que la collaboration. - Le protocole franco-allemand. - Weygand s'oppose à l'aide à l'Allemagne. - Darlan présente aux Allemands des exigences inacceptables. - La cobelligérance est écartée. - L'atterrissage d'avions allemands en Syrie justifie l'attaque anglaise. - Dentz réclame l'aide des stukas. - Les Allemands nous aident à faire parvenir des renforts. - L'opération « Alcibiade » . - A la veille d'une guerre contre l'Angleterre. - Fleurs allemandes sur 1195 cercueils.

II. LES PASSIONNÉS

p 197 - 7. Racines d'une passion

Collaboration et collaborationnisme. - Une lettre de lecteur. - Le Français des anciens temps. - Le catéchisme de la collaboration. - Force. Ordre. Virilité. - Les grandes messes de Nuremberg. - De la guerre de 14 à la collaboration: Bucard et quelques autres. - Alphonse de Châteaubriant le précurseur. - Hitler expliqué par le prophète Châteaubriant. - Allemagne, élément mâle de l'Europe. - L'homme fasciste. - L'opposition à Vichy. - Le 22 juin 1941 à l'aube... - Surprise totale à l'annonce de la guerre contre l'U.R.S.S. - Le cri de joie de Rebatet ! - Croisade pour l'Europe. - Un mois de titres dans Le Matin. - Pétain et l'attaque contre la Russie. - Un rapport prophétique du général Doyen.

p 243 - 8. Les hommes de la L.V.F.

L'engagement de Doriot. - L'hostilité de l'opinion publique. - Le cardinal Baudrillart : « Que leurs armes soient bénies. » La position de l'armée d'armistice - Des lettres sans réponse. - Les volontaires souhaitent se « dénationaliser ». - Une lettre de Pétain au colonel Labonne : « Vous détenez une part de notre honneur militaire. » - Le double jeu. - Laval s'efforce de créer la « Légion Tricolore » . - Elle est condamnée à l'inactivité. - Les Allemands et la L.V.F. : des attitudes contradictoires. - La sévérité de l'examen médical. - Les motifs de l'engagement. - La solde. - Le sergent Bernard Marie Jean de Polignac s'interroge. - Les raisons de Bassompierre. - Des seigneurs et des clochards. - L'emploi du temps des volontaires. - Un entraînement à l'allemande. - L'attentat contre Laval. - Colette déclare: « J'étais venu pour faire un exemple. » - Un départ silencieux et triste.

p 287 - 9. Une drôle de croisade

En route vers l'Allemagne. - L'accueil en Pologne. - Le problème de l'uniforme allemand. - L'affaire du serment à Hitler. - Quelques lettres de volontaires. - La difficile traversée de Smolensk. - L'isba, en 1941 comme en 1812. - L'attaque de Djukovo. - Le froid. - La mort de Tenaille et de Dupont. - Mgr Mayol de Lupé : de la Légion d'honneur à la Croix de fer. - La mort du commandant Panné. - Un rapport sévère du commandant Simoni. - L'extraordinaire aventure du médecin Louis. - Des caravanes de romanichels. - Quarante pour cent des hommes seulement sont capables de se servir utilement de leurs armes... - Le dédain des Allemands. - Comment se déroule l'occupation d'un village. - « J'ai été félicité pour avoir brûlé et incendié. »

p 333 - 10. Marcel Déat, l'homme seul

Déat et la guerre : son héroïsme et son pacifisme. - Un homme toujours en marge. - « Mourir pour Dantzig ? » - Le projet de Parti unique. - Les ressemblances avec le parti nazi. - Marcel Déat revient à Paris. - La façon dont il rédige ses articles. - C'est à Paris que le collaborationnisme s'exprime le mieux. - Déat contre Vichy. - Le 13 décembre soude Déat à Laval. - Les cinq fondateurs du R.N.P. - Qui est Deloncle ? - La Cagoule avant la guerre. - Le Mouvement Social Révolutionnaire. - Des chiffres gonflés. - Les crimes des hommes de Deloncle. - Brouille Déat-Deloncle. - Le nouveau R.N.P.

p 373 - 11. Le Grand Jacques

Le communiste Doriot. - L'homme d'Abd el-Krim. - L'homme qui aurait pu diriger le Parti communiste. -Après l'exclusion. - Drieu La Rochelle, chantre du P.P.F. - L'appel aux banques. - Le P.P.F. et l'anticommunisme. - Doriot déçoit ses partisans. - Le P.P.F. après la défaite. - « L'homme du Maréchal ». - L'opposition Déat-Doriot. - Les Allemands adoptent une position ambiguë. - Combien de membres du P.P.F. ? - Le Congrès du 22 juin 1941. - La guerre sympathique. - Son départ avec la L.V.F. renforce le prestige de Doriot. - Le tour de France d'avril 1942. - Le IVe Congrès national. - Des références au national-socialisme. - Doriot veut faire un parti fasciste. - Le ressort est brisé.

Ill. COLLABORATEURS TOUS LES JOURS DE LA SEMAINE

p 421 - 12. Les obscurs, les sans grades

Presque autant de formes de collaboration que de collaborationnistes. - Pour faire revenir un prisonnier de guerre. - Une déclaration de Pierre-Henri Teitgen. - Ce qui se passe à Dijon. - Le Parti Français National Collectiviste. - Costantini et la guillotine. - La Ligue Française à Dijon. - La collaboration horizontale. - L'activité des militants P.P.F. - Comment on organise une réunion. - Trois paires de bas de soie à celle qui trouve une solution au problème juif. - Une volonté d'épuration. - Le groupe « Collaboration ». - Les mouvements séparatistes et autonomistes. - En Alsace et en Lorraine.

p 461 - 13. Le journal du matin

Le Matin reparaît le premier. - Un garçon de bureau pour Paris-Soir - Avec La France au Travail clin œil aux communistes. - L'impossible expérience d'Henri Jeanson. - Cinq journaux parisiens sous la loupe. - L'irréalisme de La Gerbe. - Au Pilori hebdomadaire de délation. - Comment agit la censure allemande - Conférences de presse à Bordeaux. - Compliments, reproches et confidences. - La vie fastueuse de Jean Luchaire, directeur des Nouveaux Temps. - Hérold-Paquis, vedette de la collaboration, se déplace à pied et sans protection. - Le rôle de l'agence « Inter-France ». - Que faut-il penser de la presse de zone non occupée ?

p 495 - 14. La gloire et l'argent

Voir, être vu. - Les réceptions chez Abetz. - « La Collaboration ? C'est Mozart à Paris. » - Arno Breker, vieux Parisien. - Les Allemands et le théâtre. - Les ambiguïtés de la collaboration artistique. - Maxim's : chaque soir une fête pour les yeux. - Les soupers patriotiques. - Qu'emporte en permission un soldat allemand ? - La collaboration économique dans le département de la Sarthe. - Interventions allemandes en faveur de trafiquants du marché noir. - Le vin, source de profits. - Les bureaux d'achat allemands. - Leur atmosphère. - L'antisémitisme est de bon rapport. - Les armes de Vichy contre la collaboration économique. - Un bilan sans doute trop indulgent.

p 529 - Chronologie

p 543 - Bibliographie

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Tous droits réservés © 2002. Jean Bardiès