Le peuple réveillé

Henri
AMOUROUX

 

TOME 4 

LE PEUPLE SE REVEILLE

 

 

Editions Robert Laffont
1979
549 pages.

 

Amouroux HenriMembre de l'Institut (Académie des sciences morales et politiques) où il a été élu, en 1978, au fauteuil de Jacques Chastenet, président du jury Albert-Londres, journaliste et historien, auteur de nombreux grands reportages, d'émissions sur France-Inter comme sur TF1, et de plusieurs livres consacrés à la vie de la France et des Français pendant la Seconde Guerre mondiale, Henri Amouroux a notamment dirigé, entre mars 1968 et septembre 1982, les quotidiens Sud-Ouest, France-Soir et Rhône-Alpes .

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Analyse  

Quatrième de couverture  

Ce livre s'efforce de montrer comment le peuple du désastre va devenir le peuple réveillé. Réveillé et non pas révolté. Il importe, en effet, de ne pas ruser avec la vérité et de replacer les débuts de la Résistance dans le contexte d'une époque où la victoire anglaise pouvait sembler, à la plupart, fort incertaine. On découvrira alors que si la solitude est l'honneur des résistants, elle constitue également la cause première de leur faiblesse.
Editer, même en zone non occupée, un tract, un journal clandestin, regrouper quelques amis, par contagion en gagner d'autres, représente une entreprise difficile, aux résultats douteux puisqu'il faut agir sans argent ni moyens. En zone occupée, la lutte contre les Allemands, qu'elle ait pour but le sabotage, l'espionnage ou la contre-propagande, suppose que l'on accepte de risquer sa vie. Et c'est bien parce que des hommes risqueront (et perdront) leur vie que le peuple français sortira de la léthargie où le tient la défaite et prendra conscience, enfin, que la guerre ne s'est pas achevée en juin 40.

Après Le peuple du désastre. Quarante millions de pétainistes, Les beaux jours des collabos, voici, avec Le peuple réveillé, le quatrième volume de l'imposante série d'Henri Amouroux. Comme les autres, ce livre se veut, avant tout, recherche d'une vérité longtemps tenue masquée. En expliquant comment De Gaulle, arrivant seul à Londres le 17 juin 1940, va fonder et assurer un pouvoir longtemps discuté ; en montrant le petit nombre de ceux qui le suivent et la manière dont, à l'aide notamment de la radio, ils finiront par attirer à eux les gros bataillons et par triompher des ambiguïtés de Vichy; en racontant les débuts des journaux et mouvements de la Résistance, journaux qui tirent parfois à sept exemplaires, mouvements qui ne groupent que dix amis ; en insistant sur le rôle des communistes et l'importance des attentats, moins pour le dommage qu'ils causent aux Allemands que pour les représailles qu'ils provoquent, Henri Amouroux continue une œuvre d'explication nécessaire qui lui a valu l'audience de très nombreux et très fidèles lecteurs.

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TABLE DES MATIERES

p 11 - Introduction

I. DE GAULLE ET LES SIENS

p 17 - 1. Démuni et muni

Un soldat sans crédit, ni justification ? - De Gaulle conférencier. - La passion de vouloir, la jalousie de décider. - Importance de " La Discorde chez l'ennemi ". - De Gaulle et les blindés. - La rencontre avec Paul Reynaud. - La séance du 15 mars 1935. - La brouille avec Pétain : une querelle d'hommes de lettres. - De Gaulle engagé dans la vie politique. - Le commandement de la 4e division cuirassée. - Les ambitions du nouveau sous-secrétaire d'Etat à la Guerre. - L'affaire du réduit breton. - La découverte de Churchill.

p 65 - 2. L'Appel

100.000 francs pour trésor de guerre. - " Et maintenant le général de Gaulle vous parle.... " L'Appel. - Dans les jours qui suivent, un autre de Gaulle. - Qui a entendu ? - Gaullistes avant de Gaulle. - Les réactions des Français présents en Angleterre. - C'est dans les troupes retour de Norvège que se recrutent les premiers volontaires. - L'activité de Muselier. - Hommes de droite, hommes de gauche. - Un antiparlementarisme général. - De Gaulle ne connaît aucun de ses collaborateurs. - La vie quotidienne.

p 107 - 3. Une influence discutée

Le ralliement du Tchad et du Cameroun. - L'importance de Dakar. - La bataille perdue par de Gaulle et ses conséquences à Londres. - La tentation de remplacer de Gaulle. - Les ambitions de Muselier. - Le général Catroux n'est pas candidat. - Les Anglais regardent en direction de Vichy.

Il. LES PRISES DE CONSCIENCE

p 141 - 4. Les ambiguïtés de Vichy

Les premiers résistants n'attaquent pas Pétain. - Groussard part pour l'Angleterre avec un passeport remis par le Dr Ménétrel. - La rencontre Frenay-Pucheu. - La résistance des services de renseignement. - Le camouflage des armes. - Les réactions au sein d'une armée traumatisée. - Vichy organise l'équivoque.

p 163 - 5. Des piqûres d'abeilles

Le besoin de " faire quelque chose " . - Le petit nombre des premiers résistants. - Frenay jette son filet. - Le socialiste Pierre Bloch rencontre un monarchiste. - Les ruptures avec le passé. Manifestations dans les cinémas. - La manifestation du 11 novembre 1940. - Pas de morts. - L'importance du 11 novembre réside dans son exploitation passionnelle. - Les " Conseils à l'Occupé " de Jean Texcier. - Un regard qui est une arme. - La manifestation du 18 mars 1942 à Lyon.

p 195 - 6. Les premières feuilles

Un parallèle entre En Captivité et L'Humanité clandestine. - A la radio de Londres, Paulin Bertrand raconte la création de Valmy. - Les thèmes de propagande de Valmy. - Le problème de l'argent. - La découverte d'un imprimeur. - L'héroïsme et la modestie des imprimeurs. - La presse de la Résistance ne parle pas immédiatement de De Gaulle. - Les raisons d'un silence.

p 223 - 7. La radio de l'espoir

L'improvisation initiale. - La première équipe. - Maurice Schumann parlera plus de mille fois. - Les trois amis. - L'importance d " Ici Londres " démontrée par le journal du Dr Odic. - " Aujourd'hui, les nouvelles sont mauvaises. " - Un récit erroné de l'exécution de d'Estienne d'Orves. - Les mots d'ordre de Londres. - L'heure d'espérance du 1er janvier 1941. - Les manifestations des 1er mai et 14 juillet 1942. - " Sur les murs et sur les pavés faites des V "... - " Ici Londres " et Bir-Hakeim.

p 271 - 8. Les communistes rejoignent

La position des communistes avant juin 1941. - Rien n'est simple. - L'amiral Darlan dénonce le " déguisement ultra-nationaliste " du P .C. - Duclos : " Il faut prendre modèle sur un navire de guerre. " - Après l'attaque contre l'U.R.S.S. plus de demi-teintes. - Un appel aux chrétiens et aux socialistes. - Changement de cap : de Gaulle et Churchill deviennent des alliés. - L'action en direction des ménagères. - L'affaire de la rue de Buci. - Les communistes et le 14 juillet 1941. - La manifestation du 13 août et l'exécution de Samuel Tyszelman.

p 309 - 9. Les communistes attaquent

Qui a décidé les attentats ? . - Les silences de L'Humanité. - Pierre Georges déclare : " On descend des officiers allemands. " - L'attentat du métro Barbès. - Frapper à Rouen, Nantes et Bordeaux. - Brustlein tue le lieutenant-colonel Hotz. - Ces attentats se heurtent à l'hostilité populaire. - Marcel Cachin désavoue les attentats. - De Gaulle donne le mot d'ordre de ne pas tuer d'Allemands. - L'action de la M.O.I. - Pourquoi le rôle des étrangers a-t-il été minimisé ? - Vie et mort de Charles Debarge.

p 355 - 10. Les otages

Dans les journaux d'octobre 1941. - Le camp de Châteaubriant et ses occupants. - Les dernières heures des 27 otages communistes. - La responsabilité de Pucheu. - Le général Laure conseille au maréchal Pétain de se constituer prisonnier. - L'intention du Maréchal est connue à Vichy, Londres et Berlin. - Les Allemands s'interrogent sur la valeur des représailles. - La radio de Londres donne lecture d'une lettre d'otage. - Les pauvres richesses des fusillés. - Les derniers conseils aux enfants. - Les cahiers de d'Estienne d'Orves. - Que savent les Français des représailles Allemandes ? - " Effet déplorable " notent tous les préfets. - L'Humanité évoque constamment les noms des fusillés. - Le texte rédigé par Louis Aragon sert de base à une émission " d'Ici Londres " . - Les silences de la presse de Vichy .

p 409 - 11. Les hommes des réseaux

Les Anglais ignorent ce qui se passe en France. - Le capitaine Dewavrin devient chef des services secrets de la France libre. - La mission des premiers agents. - Rémy et son réseau recueillent des renseignements sur les cuirassés allemands. - Le problème des émetteurs radio. - La compétition entre la France Libre et les Anglais. - Disposant des avions, des armes et de l'argent, les Anglais veulent également avoir leurs agents. - Loustaunau-Lacau et le réseau " Alliance " . - Un projet pour endormir l'armée allemande. - Les initiatives personnelles. - La multiplication des réseaux d'évasion dans les jours qui suivent la défaite

p 445 - 12. Vers la difficile unité

Ce que de Gaulle sait de la Résistance. - L'ignorance de Londres surprend Pineau. - De Gaulle ne lui pose aucune question personnelle. - Le bilan que dresse Passy. - Pour Passy, en janvier 1942, tout reste à faire. - De Gaulle est-il démocrate, est-il républicain ? - La suppression de " Liberté, Egalité, Fraternité ". - Le besoin d'armes et d'argent suffit-il à expliquer le besoin de liaisons ? - Les légitimes ambitions de Frenay. - Apparition de Jean Moulin. - Moulin était-il l'homme du parti communiste ? - Jean Moulin rencontre Frenay et part pour Londres. - Le jugement de De Gaulle sur Jean Moulin. - Retour de Jean Moulin, il bénéficie de pouvoirs étendus. - La Résistance a un tuteur, elle aura une ligne politique. - Christian Pineau sollicite un message du général de Gaulle. - Débats autour d'un texte. - Le général de Gaulle accepte quelques modifications. - Pineau repart pour la France occupée.


p 481 - 13. La misère des temps

L'impossible ravitaillement. - Des sanctions sans influence. - La réalité de la vie quotidienne en mars 1942. - Bataille autour d'un œuf. - Les campagnes souffrent également de la faim. - L'administration veut tout contrôler. - Le poids des exigences allemandes provoque l'irritation, la colère, puis la haine.

p 511 - Remerciements

p 513 - Chronologie

p 553 - Bibliographie

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