un printemps de mort et d'espoir

Henri
AMOUROUX

 

TOME 7 

UN PRINTEMPS DE MORT
ET D'ESPOIR

 

 

Editions Robert Laffont
1985
572 pages.

 

Amouroux HenriMembre de l'Institut (Académie des sciences morales et politiques) où il a été élu, en 1978, au fauteuil de Jacques Chastenet, président du jury Albert-Londres, journaliste et historien, auteur de nombreux grands reportages, d'émissions sur France-Inter comme sur TF1, et de plusieurs livres consacrés à la vie de la France et des Français pendant la Seconde Guerre mondiale, Henri Amouroux a notamment dirigé, entre mars 1968 et septembre 1982, les quotidiens Sud-Ouest, France-Soir et Rhône-Alpes .

-----oo0oo-----  

Analyse  

Quatrième de couverture  

1943-1944... Lentement l'hiver de l'occupation se dissipe. Rien n'est fini sans doute, mais l'on devine que tout va finir. C'est pourquoi Henri Amouroux a voulu donner au septième volume de sa Grande histoire des Français sous l'occupation ce titre symbolique : Un printemps de mort et d'espoir.
Se sachant condamnés, les Allemands accentuent leur pression, leurs exigences, leurs représailles. De Vichy, ils vont faire un Etat satellite dont le chef nominal, Philippe Pétain, devra accepter l'arrivée au gouvernement des plus fanatiques partisans de la collaboration : Henriot, Darnand, Déat. Quarante millions de pétainistes ? Ce fut vrai pour l'automne de 1940... même si Paris, en avril 44, réserve encore une ovation au maréchal, à l'occasion de son unique visite à la capitale.

A l'horizon, désormais, l'étoile de De Gaulle ne cesse de grandir. Après le combat vainqueur mené contre Giraud, voici de Gaulle solidement installé en Algérie, enfin reconnu par les alliés, ayant passé avec les communistes l'un de ces accords provisoires qui camouflent malles méfiances réciproques, mais lui permettent de se présenter en unificateur de toute les Résistances à un moment où l'avenir se met en place.
Henri Amouroux évoque l'élaboration, tant à Alger que dans la clandestinité parisienne, de ces nombreux décrets et de ces lois à l'origine de IV République et qui, très longtemps encore après la Libération, régleront l'existence des Français.

Mais il dit aussi le combat héroïque des maquisards de Glières ; la lutte en Tunisie, en Corse, en Italie de l'armée française ressuscitée ; le tragique des camps de concentration ; le drame, généralement ignoré, des Alsaciens et des Lorrains, enrôlés contre leur gré dans l'armée allemande ; les horreurs de la guerre civile ; les bombardements qui ravagent les villes françaises ; la montée en puissance de la Résistance jusqu'à ce 6 juin 1944 où le débarquement libère toutes ses force ; la vie quotidienne, enfin, cette vie quotidienne, partie intégrante de tous les livres d'Henri Amouroux comme elle est partie intégrante de notre histoire.
Après Un printemps de mort et d'espoir, Henri Amouroux publiera, en 1987, Joies et douleurs du peuple libéré (6 juin - 31 décembre 1944). Ce livre, le huitième achèvera-t-il une série commencée en 1976 par Le peuple du désastre ?
Henri Amourouxl l'ignore aujourd 'hui tant sont nombreux les documents qu'il a accumulés sur la Libération et sur l'épuration. Documents découverts au cours de longues recherches, mais également documents envoyés par des lecteurs si nombreux, et si fidèles dans l'amitié, qu'Henri Amouroux a voulu leur dédier Un printemps de mort et d'espoir.

-----oo0oo-----  

TABLE DES MATIERES


p 13 - Introduction

I. LE FLÉAU S'INCLINE

p 17 - 1. La dernière bataille de Pétain

En novembre 1943, Pétain veut s'adresser au pays. - Laval hostile à des modifications constitutionnelles qui rendraient le pouvoir au Sénat et à la Chambre des députés. - Les Allemands interdisent l'émission du message du MaréchaI. - Pétain se considère comme dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. - La situation en Italie explique l'évolution de l'entourage du Maréchal. - Pétain travaille à une Constitution placée sous le patronage de la République. - Les remontrances d'Anatole de Monzie. - Maurice Sarraut assassiné par les collaborateurs. - Abetz attendu à Vichy.

p 47 - 2. Darnand, Henriot, Déat au gouvernement

Ribbentrop évoque la " résistance permanente " du MaréchaI. - Il demande que toutes les modifications de lois soient désormais soumises au Reich et que le gouvernement français soit remanié. - Conciliabules et affrontements autour de la réponse que doit faire Pétain. - Laval et Pétain veulent démissionner. - Pétain s'incline finalement devant les exigences allemandes. - Oberg impose Darnand au poste de secrétaire général au Maintien de l'ordre. - Les sondages d'opinion et Philippe Henriot. - Un homme écouté... et détesté. - Pétain ne veut pas de Déat. - Les Allemands l'imposent. - Ils arrêtent de nombreux préfets et réclament le départ des conseillers du Maréchal. - Cecil von Renthe-Fink est chargé, à Vichy, de surveiller le chef de l'Etat.

p 91 - 3. De Gaulle gagne à Alger

De Gaulle à Alger se heurte à Giraud et surtout aux Américains. - Il demande l'élimination de Noguès, Peyrouton, Boisson et de tous ceux qui ont servi Vichy. - L'équilibre du Comité de la Libération nationale rompu en faveur de De Gaulle. - Giraud part pour les Etats-Unis et ne retrouve pas ses prérogatives. - Ses succès lors de la bataille de Corse contribuent à son élimination. - Il ne fait plus partie du Comité de la Libération. - Refusant, en avril 1944, un poste honorifique, il est placé en réserve de commandement.

p 111 - 4. Le procès Pucheu et les débuts de l'épuration

La volonté d'épuration de la Résistance. - Qui doit être châtié ? - Le problème de l'épuration devant l'Assemblée d'Alger . - La décision de traduire Pétain et ses ministres en justice est prise le 3 septembre 1943. - Devant l'Assemblée d'Alger , Gazier réclame des " tribunaux populaires ". - Pucheu avant novembre 1942. - Il arrive à Casablanca le 9 mai 1944. - Giraud le place en résidence surveillée. - Procès et mort de Pucheu.

p 133 - 5. L'avenir en marche

Les mots essentiels : " pureté, hommes neufs, nouvelle République ". - Le travail du Comité général des Etudes... - ... Et le programme d'action du Conseil national de la Résistance. - La mise en place des commissaires de la République et des préfets. - Le rôle des Comités départementaux de la Libération. - Le parti communiste partisan du vote à main levée. - Après de longues discussions, les communistes Billoux et Grenier entrent au Comité de la Libération... - Mais de Gaulle refuse que Maurice Thorez revienne de Moscou. - La politique communiste : ne pas diviser. - Georges Bidault élu président du Conseil national de la Résistance après l'arrestation de Jean Moulin. - Le parti communiste infiltre la Résistance. - De Gaulle réplique par l'envoi en France occupée de délégués militaires. - La nomination de Chaban-Delmas. - La conclusion d'un long conflit de compétence.


Il. SUR LES DRAPEAUX, LA GLOIRE

p 175 - 6. L'armée ressuscitée

Les résistants qui ont franchi les Pyrénées sont emprisonnés par les Espagnols. - La vie quotidienne au camp de Miranda. - L'arrivée à Casablanca. - Sollicitations des " giraudistes " et des " gaullistes ". - Le portrait de Pétain toujours en place en Algérie. - Deux aviateurs du groupe La Fayette rejoignent la France. - Giraud s'attache à réarmer l'armée d'Afrique dont le rôle a été important après le 8 novembre 1942. - Bilan de la bataille de Tunisie. - La fin de la Phalange africaine. - Sans informer de Gaulle, Giraud prépare la libération de la Corse. - Le Front national anime la résistance corse. - L'épopée du bataillon de choc. - Comment Juin est nommé à la tête des troupes d'Italie. - Son rôle dans la victoire qui ouvre la route de Rome.

p 221 - 7. Etat de siège en Haute-Savoie

La Haute-Savoie avant Glières. - 18 inspecteurs de police assassinés. - Vichy institue les cours martiales. - Maurice Schumann lance un véritable ordre de mobilisation... -. . . Mais les Anglais sont réticents et exigent que la Résistance soit incitée à la prudence. - Policiers, miliciens, Allemands de plus en plus nombreux. - Quel devait être le rôle du plateau de Glières ? - Un débat toujours en cours. - Tom Morel, personnage de légende. - L'influence de Jean Rosenthal.

p 253 - 8. Chant funèbre pour les morts de Glières

La vie sur le plateau en février 1944. - Les premiers parachutages. - La Garde veut éviter les incidents. - Elle n'y réussit pas. - Le drame du 12 février et ses conséquences. - Rencontres entre maquisards et représentants des forces de l'ordre. - La mort de Tom. - Quelle décision prendre : évacuer le plateau ou résister ? - Le capitaine Anjot prend le commandement. - L'attaque allemande est précédée d'une dernière tentative de conciliation. - L'assaut du 26 mars et la chute de Glières. - Combien de morts allemands ? - Les maquisards traqués, arrêtés, torturés, fusillés. - La Milice veut s'attribuer tout le succès de l'opération.


III. - LES TRISTESSES

p 307 - 9. Le peuple de l'abîme

La soif, première des tortures. - Un train de déportés juifs en gare de Bordeaux. - Les morts du voyage. - L'arrivée au camp et les " cérémonies " administratives auxquelles sont soumis les déportés. - L'administration intérieure du camp est entre les mains des détenus. - Le rôle des responsables " politiques ", aujourd'hui encore, sujet de débat. - Les Français sont méprisés de leurs codétenus. - Quelques actes de charité. - La faim, la vie et la mort. - Edmond Michelet et le communiste Auboiroux. - Quelques colis qui arrivent de France. - Le silence des Alliés sur la tragédie des camps.

p 361 - 10. Le drame des " malgré nous "

Combien de disparus ? - Du service du Travail au service militaire obligatoire. - Les incidents lors des conseils de révision. - Les Alsaciens et les Lorrains dans les combats. - L'attitude des soldats allemands à leur égard. - "Franzouski ", un mot de passe qui n'est pas toujours efficace. - Prisonniers des Russes, les Alsaciens et les Lorrains sont traités comme les Allemands. - Sevan et Tambow, deux camps de concentration aussi effroyables que les camps allemands.

p 393 - 11. Les horreurs de la guerre au quotidien

Le ravitaillement de plus en plus difficile. - La flambée des prix : 160 francs une grappe de raisin. - Plus de gaz et peu d'électricité. - Quelques histoires de marché noir. - L'affaire Petiot. - Intensification des bombardements. - Lyon : la dramatique journée du 26 mai. - Pentecôte 1944 : des langues de feu descendent sur les Français. -
Rouen : la vie dans un abri.

IV - LES JOURS AVANT LE JOUR

p 431 - 12 Les ovations de Paris

Le 88e anniversaire du Maréchal. - Voyage à Paris après le bombardement du 20 avril. - Combien de Parisiens devant l'Hôtel de Ville? - " J'espère que je pourrai venir... sans être obligé de prévenir mes gardiens. " - Les Allemands exigent un discours en faveur de la collaboration. - Pétain évoque devant l'Allemand Renthe-Fink le massacre d'Ascq. - Par son discours du 28 avril, Pétain s'aliène beaucoup de Français. - Départ pour le château de Voisins. - Le voyage à Rouen. - Von Rundsted vient proposer au Maréchal de visiter les défenses du Mur de l'Atlantique. - Le discours de Nancy troublé par deux avions allemands. - Ce que dit Pétain de l'incident. - Le Maréchal apprend le débarquement. - Son discours du 6 juin.

p 481 - 13. Sanglante, effroyable et merveilleuse aventure

La dernière lettre de Bingen. - Les Allemands appliquent en France les méthodes de terreur qu'ils appliquent en Russie. - La complicité de la population civile est indispensable aux maquisards. - Mais cette complicité est source de nombreuses représailles. - Quand les Allemands récompensent les gendarmes français. - Les réactions populaires après le drame de Treignac. - Les délations et les délateurs. - Voiron : le massacre de la famille Jourdan. - Manouchian devant ses juges. - Pourquoi les communistes ont-ils peu parlé de l'activité de la M.O.I. ? - Du côté des fabricants de faux papiers. - Mai 1944 en Corrèze. - Forces et faiblesses des maquis dans treize départements du centre de la France. - Mont Mouchet et Vercors. - Les inquiétudes allemandes face à la Résistance.

p 531 - 14. Les colères de De Gaulle

Les messages de Londres le 1er juin. - Et les consignes de Vichy, ce même 1er juin 1944. - Le débarquement va avoir lieu, mais qui administrera la France libérée ? - Les ambitions américaines. - AMGOT et " fausse monnaie ". - Le Comité français de la Libération nationale devient gouvernement provisoire de la République. - De Gaulle, invité à Londres, hésite à s'y rendre. - Les raisons de ses
réticences. - Le voyage finalement décidé, de Gaulle arrive en Angleterre le 4 juin. - Une entrevue houleuse avec Churchill. - De Gaulle, scandalisé par les propos qu'Eisenhower entend tenir aux Français, décide de parler à son heure. - Ce qu'il dit aux Français le 6 juin. - Les messages d'action lancent la grande offensive de la Résistance. - Dans la nuit, les hommes du commando Kieffer approchent de la côte normande. - Dans sa prison, Julien Helfgott apprend le débarquement.

p 553 - Remerciements

p 557 - Bibliographie

-----oo0oo-----  

Tous droits réservés © 2002. Jean Bardiès