joies et douleurs du peuple libéré

Henri
AMOUROUX

 

TOME 8 

JOIES ET DOULEURS DU
PEUPLE LIBERE

 

 

Editions Robert Laffont
1988
780 pages.

 

Amouroux HenriMembre de l'Institut (Académie des sciences morales et politiques) où il a été élu, en 1978, au fauteuil de Jacques Chastenet, président du jury Albert-Londres, journaliste et historien, auteur de nombreux grands reportages, d'émissions sur France-Inter comme sur TF1, et de plusieurs livres consacrés à la vie de la France et des Français pendant la Seconde Guerre mondiale, Henri Amouroux a notamment dirigé, entre mars 1968 et septembre 1982, les quotidiens Sud-Ouest, France-Soir et Rhône-Alpes .

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Analyse  

Quatrième de couverture  

Le huitième volume de La grande histoire des Français sous l'occupation ne couvre qu'une période brève : du 6 juin au 1er septembre 1944. Mais que d'événements pendant ces trois mois !
Le débarquement, le soulèvement des maquis, et les grands épisodes de Saint-Marcel, du mont Mouchet, du Vercors, les représailles allemandes qui culminent dans l'horreur à Tulle et à Oradour, l'effondrement du royaume de Vichy et le départ pour l'Allemagne de la Milice ainsi que des collaborateurs les plus engagés. Mais aussi la mise en place du pouvoir gaulliste, la libération de Paris par les FFI-FTP et par les troupes de Leclerc ; la vie dans ces départements du centre de la France où les communistes avaient acquis une influence contrebalançant celle de De Gaulle ; les exécutions sommaires ; le débarquement victorieux en Provence des troupes de De Lattre ; le martyre de centaines de villages et de ces villes (Caen, Saint-Lô, Le Havre, Saint-Malo, Lisieux) qui resteront plusieurs semaines sous le feu de l'aviation anglaise et des canons américains - oui, autant d'événements extraordinaires racontés avec rigueur et passion par Henri Amouroux. L'auteur de La grande histoire des Français sous l'occupation a reçu pour son huitième tome, Joies et douleurs du peuple libéré, des milliers de pages de documents inédits.

Jamais les lecteurs n'auront participé aussi activement à une œuvre historique. A quelque "bord" politique qu'ils aient appartenu, dans quelque situation qu'ils se soient trouvés, ils ont voulu témoigner. Maquisards racontant le drame du Vercors ; simples spectateurs de la bataille pour la libération de Paris ; hommes et femmes ayant vécu de longues et tragiques semaines sous les bombardements ; familles ayant souffert de l'épuration sommaire de juin et de juillet 1944..., plusieurs centaines de lecteurs ont ainsi apporté leur contribution écrite à Henri Amouroux, comme à tous ceux qui le lisent depuis douze ans déjà.
A ces lectrices et à ces lecteurs, il sait ce qu'il doit : la vérité, cette vérité si difficile à atteindre, mais dont l'approche a toujours été son ambition.
A la fin de son septième volume, Un printemps de mort et d'espoir, Henri Amouroux se demandait si Joies et douleurs du peuple libéré achèverait la série commencée en 1976 avec Le peuple du désastre. Il connaît aujourd'hui la réponse. Pour clore sa monumentale série, un neuvième volume, qui mènera le lecteur de septembre 1944 au mois d'août 1945, c'est-à-dire au procès du maréchal Pétain, est indispensable.
Henri Amouroux l'a déjà mis en chantier sous le titre Les règlements de comptes.

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TABLE DES MATIERES

p 13 - Introduction

I. DES VICTOIRES ET DES LARMES

p 17 - 1. Les Français du 6 juin

A Caen des résistants fusillés le 6 juin. - Forces et faiblesses du Mur de l'Atlantique. - Elles sont connues grâce à la Résistance française. - De terribles bombardements précèdent le débarquement. - Caen, Rouen, Valognes, sous les bombes. - Dans le ciel la disproportion des forces est énorme entre l'aviation alliée et la Luftwaffe. - Les pilotes français engagés dans la bataille. - Les 177 hommes du commando Kieffer prennent Ouistreham. - La décevante rencontre avec les premiers Français libérés... - ...Mais tous les Français ne se ressemblent pas. - Les souvenirs d'un médecin militaire américain. - Maurice Schumann à Bayeux. - Bataille pour Sainte-Mère-Église. - Ce qui se passe à Graignes. - Le calme de Paris ; illusion ou réalité ?

p 71 - 2. L'étendard de la révolte

Le déclenchement de la totalité des " messages personnels ". - Les hésitations de Hitler : la logique était pour un débarquement dans le Pas-de-Calais. - Les Français n'ont pas été consultés sur le principe de la diffusion de la totalité des messages. - Ce qui se passe dans l'Indre. - En Dordogne les représailles allemandes n'ont pas abattu le courage des maquisards. - D'un bout à l'autre du pays, joie et soulagement. - L'exemple de Clermont-Ferrand. - Drame dans le Nord. - Les sabotages des voies ferrées retardent l'arrivée des divisions blindées. - L'extraordinaire sabotage d'Ambérieu. - L'exemple de Depoorter. - Le sacrifice des cheminots. - La libération d'Annonay.

p 123 - 3. Tragédie à Tulle

Comment expliquer l'attaque de Tulle, le 7 juin ? - Une victoire très provisoire. - Des soldats allemands ont-ils été mutilés ? - Les S.S. arrivent. - Une affiche annonce la pendaison de " 120 maquis ou leur complice ". - La marche au supplice. - Walter Schmald, responsable ou " exécutant " ? - Le rôle de l'abbé Espinasse. - 99 corps enterrés dans une décharge publique.

p 159 - 4 . Les flammes d'Oradour

La disparition du S.S. Sturmbannführer Helmut Kampfe à l'origine du drame. - Oradour-sur-Vayre ou Oradour-sur-Glane ? - Il est interdit de sortir d'Oradour. - Femmes et enfants prisonniers dans l'église. - Les mitrailleuses ouvrent le feu sur les hommes entassés dans les granges. - La tragédie de l'église. - Les témoins accusent. - Au procès de Bordeaux, treize Alsaciens. - La révolte de l'Alsace. - Guéret une ville (relativement) épargnée. - Les maires de France sous l'occupation.

p 197 - 5. Les armes, l'argent et les hommes

Le 10 juin, Koenig aux maquis : " Freinez au maximum activité guérilla". - Les raisons de cet ordre. - Il est peu suivi. - Divisions au sein de la Résistance. - Les Espagnols dans les maquis : le jugement de Bigeard. - L'entraînement des équipes Jedburg. - Parachutées en France elles ignorent tout de la situation politique. - Le problème des rapports entre F.F.I. et F.T.P. - Les maquisards ne reçoivent pas toujours bon accueil. - L'argent : Où et comment se le procurer ? - En Dordogne plus de deux milliards changent de mains. - Suivre à la trace cet argent. - Les S.A.S. en Bretagne. - La bataille de Saint Marcel. - Le traître Zeller capture et tue Marienne et ses compagnons. - Anglais et Américains ne veulent pas de l'opération " C ". - Le Mont Mouchet, haut lieu de l'héroïsme. - Le drame des maquisards blessés. - Toujours le débat sur les chiffres.

p 257 - 6. Vercors : La citadelle est prise

Un rappel des origines du Vercors. - Le 9 juin le Vercors mobilise. - Plus de 3000 hommes sur le plateau. - Les chefs du Vercors réclament à Alger hommes et armes. - Le 13 et le 15 juin les Allemands attaquent à Saint-Nizier. - Naissance de " la République du Vercors ". - Farge, commissaire de la République passe en revue de " vrais Sénégalais ". - La résurrection des unités traditionnelles est critiquée. - Le dernier 14 juillet sous l'occupation. - Les grands parachutages. - Le Vercors attendait les avions alliés, les planeurs allemands arrivent. - La " bataille des pas " - " Maquiser dans le maquis ". - Le dernier télégramme de Chavant. - Le gouvernement d'Alger s'est-il désintéressé du Vercors ? - Les souffrances de la population civile. - Nuit d'horreur à La Chapelle-en-Vercors. - La mort d'Arlette Blanc. - Les blessés de la grotte de la Luire sont exécutés. - Chances et malchances de ceux qui fuient. - Le rôle qu'aurait pu jouer le Vercors. - La véritable importance des maquis.

p 335 - 7. Sous le feu, entre deux feux

Villes et villages de Normandie ravagés par les bombardements. - Le chiffre des morts toujours impossible à fixer. - L'apparition des V1 explique certains bombardements... alors inexplicables. - Double mensonge à Saint-Malo. - Le journal de bord d'Anne-Marie Gallet. - Les secouristes dans la bataille. - Les ponts autour de Rouen, objectif n° 1. - Une odeur de charogne... - Sous les obus et les bombes la longue attente des Caennais. - Les Allemands utilisent les bombardements pour leur propagande. - Au Havre, le drame du tunnel Jenner. - Pourquoi les civils n'ont-ils pas été évacués ? - Lisieux, ville morte. - Les lenteurs de la reconstruction.

II. LES MAUVAIS JOURS DES COLLABOS

p 385 - 8. Vichy disparaît. La collaboration s'enfuit

Les autorités de Vichy après le 6 juin. - Les partis de la collaboration disparaissent. - Comment, avant l'offensive soviétique, les hommes de la L.V.F. apprennent qu'ils iront se battre en France. - Nul n'a le triste monopole de la torture. - Saint-Amand-Montrond sous la terreur. - Bout-de-l'An fait jeter des juifs dans le puits de Guerry. - Tous les miliciens ne se ressemblent pas : l'exemple de Geronimi. - Quand Pétain met en accusation la Milice. - Jean Zay et Georges Mandel assassinés. - Représailles contre Philippe Henriot. - Les " ultras " de la collaboration veulent l'alliance avec l'Allemagne et le départ de Laval. - Ils échouent. - Les collaborateurs se regroupent pour fuir. - L'histoire d'un convoi. - La Milice en Allemagne. - Les Allemands exigent le départ du Maréchal. - Pétain refuse de quitter Vichy. - Les tractations avec la Résistance. - Le dernier message du Maréchal. - Aucune entente possible entre de Gaulle et Pétain.

p 457 - 9. La justice du peuple

Faut-il écrire la vérité ?... - La pré-épuration. - La vengeance de Charles M... - La responsabilité morale du général de Gaulle est-elle engagée dans les crimes du maquis ? - Violence de la radio de Londres. - La mise en place du nouveau système judiciaire. - Ce qui se passe au Château de Pressac. - Vie et mort de Françoise Armagnac. - Les socialistes demandent que la lumière soit faite sur l'assassinat d'Adrien Saumon.

p 497 - 10. Femmes tondues et morts sans sépulture

Le nombre des victimes enfouies dans le puits de Fons toujours ignoré. - Les lois d'amnistie. - Certains maires refusent d'inscrire sur l'état civil la mention " Mort pour la France ". - Le cynisme des assassins. - Le camp de concentration de la Bérarde. - Annecy : des miliciens se rendent à la Résistance. - Leur procès - Les juges n'ont le choix qu'entre l'acquittement et la mort. - 76 exécutions au Grand-Bornand. - Les femmes tondues. - " Salopes vous ne reverrez plus vos boches ". - La recluse de Saint-Flour. - Combien de morts ?

III. " AH! C'EST LA MER ! "

p 545 - 11. La reconquête

De Gaulle débarque en Normandie le 14 juin - La visite à Bayeux. - La lutte contre l'AMGOT... - ... Et contre " la fausse monnaie ". - Le rôle et l'importance des commissaires de la République. - Michel Debré : " Je suis devenu l'État ". - De Gaulle écrit à Parodi. - Les hommes de Leclerc et les paysans normands : quelques déceptions. - Un regard sur le déroulement des opérations. - La rencontre Patton-Leclerc. - De Gaulle à Eisenhower : " Il faut prendre Paris ". - De Gaulle rend visite au Pape et à Roosevelt. - Le 20 août il revient en France. - Débuts d'une marche triomphale.

p 595 - 12. Les barricades

Problèmes et soucis des Parisiens. - Le marché noir. - Portrait des différents acteurs. - Ce qu'Hitler a dit au général von Choltitz " il faut détruire Paris... " - " La grande fuite des Fritz ". - 15 août : le débarquement en Provence. - De Lattre commande la plus importante des armées françaises. - Chaban arrive de Londres. - La police fait grève. - La dernière manœuvre de Pierre Laval. - Que fera von Choltitz : le témoignage de Taittinger. - Des affiches appellent au combat. - Les policiers occupent la préfecture de police. - La trêve. - Le débat qu'elle fait naître. - Les communistes la refusent. - Fin de la trêve. - Les barricades.

p 671 - 13. Paris enfin

Paris appelle au secours. - Les émissaires envoyés à de Gaulle par Chaban et Luizet ont évoqué les problèmes politiques. - Les souvenirs de " la Commune de Paris ". - Les Français ne veulent pas d'une révolution. - Un message d'espoir lancé aux défenseurs de la préfecture de police. - Leclerc presse Dronne. - La première émission de la radio libérée. - Combat rue Soufflot. - L'entretien entre Speidel et Choltitz. - Le Grand Palais en feu. - Combats place de la République. - Dronne devant Notre-Dame. - Les cloches de toutes les églises se mettent à sonner. - Les combats du 25 août. - La reddition de von Choltitz. - De Gaulle regrette qu'elle ait été également signée par le colonel Rol. - De Gaulle au ministère de la guerre. - En Provence les troupes de De Lattre vont libérer Toulon et Marseille. - La manifestation du 26 août. - Vigilance de De Gaulle. - Les premiers coups de feu. - Ce qui se passe à Notre-Dame. - Qui a tiré ? La thèse de De Gaulle : une possibilité de provocation communiste. - La journée du 28 août: de Gaulle remercie, dans tous les sens du mot, les résistants de l'intérieur

p 747 - 14. Les derniers trains

p 755 - Remerciements

p 767 - Bibliographie


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