les règlements de comptes

Henri
AMOUROUX

 

TOME 9 

LES REGLEMENTS
DE COMPTES

 

 

Editions Robert Laffont
1991
767 pages.

 

Amouroux HenriMembre de l'Institut (Académie des sciences morales et politiques) où il a été élu, en 1978, au fauteuil de Jacques Chastenet, président du jury Albert-Londres, journaliste et historien, auteur de nombreux grands reportages, d'émissions sur France-Inter comme sur TF1, et de plusieurs livres consacrés à la vie de la France et des Français pendant la Seconde Guerre mondiale, Henri Amouroux a notamment dirigé, entre mars 1968 et septembre 1982, les quotidiens Sud-Ouest, France-Soir et Rhône-Alpes .

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Analyse  

Quatrième de couverture  

Avec ce neuvième volume, La grande histoire des Français sous l'occupation voit son titre général se modifier. Il devient La grande histoire des Français après l'occupation. En septembre 1944, en effet, date à laquelle débute le tome IX, la France est en grande partie libérée. Elle le sera presque totalement en janvier 1945, au moment où il s'achève.
Mais l'occupation a laissé mille blessures qui mettront des années avant de cicatriser, posé bien des problèmes qui n'ont pas toujours trouvé solution. Avec ce souci de rigueur et d'honnêteté qui a fait le succès de son incomparable fresque historique, Henri Amouroux évoque successivement :
- les crimes allemands des derniers mois, dont beaucoup ne sont connus qu'après la Libération.
- les exécutions sommaires de collaborateurs ou de simples suspects ; la répression expéditive des cours martiales et celle, moins imparfaite, des cours de justice.
- les voyages de De Gaulle à Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, villes qui échappent encore à l'autorité de Paris.
- la position du Parti communiste. Grâce aux F.T.P, aux milices patriotiques, au Front national, a-t-il été tenté de prendre le pouvoir ?
- la remontée victorieuse de l'armée de Lattre le long de la vallée du Rhône ; la libération de Strasbourg par la division Leclerc.
- la vie difficile du peuple français, l'hiver 1944-1945, de tous les hivers de guerre, étant le plus rude.
Nourri par l'apport de centaines de documents inédits, Les règlements de comptes est aussi passionnant, aussi renseigné que les huit tomes de La grande histoire des Français sous l'occupation qui l'ont précédé.

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TABLE DES MATIERES

p 11 - Introduction

I. SEPTEMBRE

p 15 - 1. Quand reflue l'abominable marée

Les cadavres de Saint-Genis-Laval - La lettre du cardinal Gerlier - Le crime provoque les réactions d'Yves Farge - Ordre aux résistants d'Annecy de fusiller 80 prisonniers de guerre - Juifs et résistants exécutés à Bron - Septembre : le mois des horribles découvertes - La lecture des journaux de province - Le drame de Maillé - Les Français apprennent ce qu'ils ont ignoré - Les victimes ne peuvent témoigner sans haine.

p 63 - 2. Les exécutions sommaires: essai de bilan

Antibes : un mensonge responsable de plusieurs exécutions sommaires - 105.000 ou moins de 10.000 ? - Débat sur les chiffres - La difficulté de mettre d'accord les différentes statistiques - Les raisons de l'erreur de Robert Aron - Département par département, statistique après statistique, le premier tableau des exécutions sommaires - Les incertitudes plus nombreuses que les certitudes - Des fosses communes qui n'ont pas encore révélé leurs secrets.

p 101 - 3. Tribunaux du peuple et cours martiales

NÎmes : neuf miliciens fusillés devant les arènes - Qui juge ? Qui décide ? - Dans l'Ariège, trop de dossiers ont disparu - On se trouve en présence de tribunaux révolutionnaires - Femmes et enfants assistent aux exécutions - Périgueux: des " collaboratrices horizontales " sévèrement condamnées - Nice : prisons clandestines et assassins (à peine) clandestins - Les préfets tentent de mettre fin aux exécutions sommaires - La presse communiste réclame l'intensification de l'épuration - Dans Le Figaro, François Mauriac s'oppose aux excès - Les arrestations à Paris, le 14 septembre 1944.

p 147 - 4. Les voyages de la reprise en main

De Gaulle décide de se rendre dans quatre villes turbulentes - Le voyage à Lyon - Marseille : de Gaulle et la dictature anonyme des communistes - Toulouse : la rencontre avec Ravanel - Des galons généreusement attribués - Espagnols et Russes défilent - A Bordeaux : de Gaulle sera-t-il enlevé par les maquisards ? - De Gaulle: " On ne fait rien de grand que dans l'ordre. " - Interrogé sur l'agitation des F.F.I. en province, de Gaulle rassure les journalistes - Voyages du Maréchal, voyages du Général.

p 191 - 5. Les cours de justice

" En politique, il n'y a qu'une peine qui compte : la peine de mort ", écrit un résistant modéré - Concilier équité et rapidité est impossible - L'ordonnance du 26 juin 1944 réprime les faits de collaboration - Le déroulement des procès devant les cours de justice - Des jurés obligatoirement partisans - Les prévenus ne peuvent se réclamer de l'obéissance au " gouvernement de fait " - La mise en place des cours de justice - Des verdicts plus indulgents - A une exception près tous les magistrats avaient prêté serment au Maréchal - Les communistes ne l'ont pas oublié - Teitgen défend les magistrats.

p 219 - 6. De Suarez à Brasillach

Suarez devant la cour de justice - Les journalistes se succèdent dans le box des accusés - Le procès Béraud - Mauriac intervient - Les Allemands menacent de prendre des mesures de représailles - L'offensive allemande des Ardennes et la réaction de certains collaborateurs - Les gestapistes de la bande Bonny-Lafont condamnés à mort - Brasillach devant ses juges - Le poète et le polémiste - Combien d'arrestations dans les mois qui ont suivi la Libération ? - La vie quotidienne dans les camps d'internement - L'histoire de Michel Caron - Les Chambres civiques et l'indignité nationale - Une sanction rétroactive qui frappe surtout les pétainistes.

II. LE PARTI COMMUNISTE A-T-IL VOULU PRENDRE LE POUVOIR ?

p 279 - 7. Les atouts du Parti

Prise de pouvoir ? L'avis des communistes et celui de De Gaulle - Il n'y a pas eu 75.000 fusillés - Une suite de falsifications historiques - L'afflux des adhésions - Le rôle du Front national dans la stratégie communiste - Les " potiches " dont se sert le Parti - Les Comités de libération et leurs ambitions - De Gaulle refuse l'invitation des C.D.L. et les ramène à l'ordre - L'Humanité, plus fort tirage de la presse parisienne - Les quotidiens et hebdomadaires communistes, instruments de conquête du pouvoir local.

p 329 - 8. La dissolution des milices patriotiques

Les milices patriotiques : un instrument entre les mains du Parti - De Gaulle décide leur dissolution... ce qui provoque de violentes réactions - L'Humanité fait silence sur de Gaulle - L'affaire de Maubeuge... " : un montage politique qui tourne au drame - Attentats ou accidents ? - En Belgique, des incidents éclatent entre gouvernement et communistes... - En Grèce, la guerre civile fait rage - La France est épargnée.

p 367 - 9. Le retour de Thorez

En 1939, Thorez déserte et gagne la Russie - En 1944, les communistes réclament son retour en France - De Gaulle décide d'amnistier le leader communiste : ses raisons - Thorez, inquiet, retrouve un Parti communiste qui a beaucoup changé - Le meeting du Vel' d'Hiv' lui prouve qu'il demeure le maître - Thorez approuve la dissolution des milices patriotiques et la disparition des Comités de libération - L'indignation de Pannequin devant un révolutionnaire devenu " homme de gouvernement ".

III. DE GAULLE : GRANDS DESSEINS, FAIBLES MOYENS

p 391 - 10. Ruines et misères de septembre

Beaucoup d'espoirs déçus - De Gaulle et les problèmes de vie quotidienne - L'immensité des destructions : l'exemple de Brest - La chasse aux rats à Saint-Lô - Un ravitaillement anarchique mécontente tous les Français - Nice : l'une des villes les plus malheureuses de France - Peu de trains et peu de camions - L'aide des Américains s'avère moins importante que prévu et surtout qu'imaginé.

p 419 - Il. L ' amalgame

La guerre pouvait-elle être terminée en septembre 1944 ? De Gaulle pense que la poursuite du conflit renforcera l'unité nationale - Comment " amalgamer " armée d' Afrique et F.F.I. ? Deux conceptions s'affrontent - De Gaulle intègre les F.F.I. dans l'armée régulière - Un climat de rébellion - Deux hommes : Billotte et de Lattre vont faciliter l'amalgame - De Lattre évoque constamment l'aide apportée par les F.F.I. - L'histoire de la " colonne Fabien " et de son chef - De Lattre : " Ma plus belle victoire : l'amalgame. "

p 455 - 12. Les victoires de septembre

De Lattre, en septembre, livre une course de vitesse contre les Allemands - Pourquoi les ponts de Lyon ont-ils sauté ? - Comme à Paris gaullistes et communistes sont entrés en conflit - Le combat de Mouthe et la... " non-exécution " du maire de la ville - Les Allemands retraitent depuis le Sud-Ouest - Victoire disputée sur la colonne Elster... les Américains ramassent la mise - La prise d'Autun et la libération de Dijon - Retour sur la 2ème D.B. de Leclerc - Elle quitte Paris avec pour objectif la Moselle - Le combat de Dompaire : 59 chars allemands sont détruits - Les marins récompensés - La jonction entre la 2ème D.B. et la 1ère armée française - La poursuite freinée par la pénurie de carburant et la résistance allemande - Ce qui se passe sur le front de l'Atlantique.

p 505 - 13. De Gaulle choisit Pleven, Mendès s'en va

Le gouvernement provisoire arrive à Paris - De Gaulle le modifie - Une place éminente accordée à Jules Jeanneney, président du Sénat en 1940 - La façon de travailler de De Gaulle - Mendès France préconise dès février 1944 l'échange des billets et le blocage des comptes en banque - Son plan mal accueilli, il veut démissionner de son poste de ministre de l'Économie - Qui était Aimé Lepercq que de Gaulle nomme en septembre 1944 ministre des Finances et qui meurt en novembre dans un accident d'auto ? - Pleven le remplace et entre en conflit avec Mendès - L'emprunt de la Libération - Le conflit Pleven-Mendès - Le choix de De Gaulle - Le départ de Mendès.

p 547 - 14. Le fer dans l'entreprise capitaliste

De Gaulle évoque les nationalisations dès 1943 - Le discours de Lille - Les communistes n'en sont pas satisfaits - Deux manières d'être contre les trusts - A Lyon, l'affaire Brondel... et l'affaire Berliet - Diriger une grande entreprise sans patron... - La nationalisation des Houillères du Nord et du Pas-de-Calais - Les communistes réclament l'arrestation de Louis Renault - Un article du Monde contre les trop rapides " réformes de structure " - Mise en cause par les communistes des fonctionnaires du ravitaillement et des magistrats.

IV. L'HIVER LE PLUS DUR

p 581 - 15. Le rang retrouvé... Strasbourg pour preuve

La reconnaissance par les Alliés du gouvernement de De Gaulle - La longue méfiance de Roosevelt - De Gaulle veut, pour la France, la rive gauche du Rhin - Ramener Churchill vers l'Europe - Le voyage à Paris du Premier ministre britannique, le 11 novembre 1944 - De Gaulle lui parle de la nouvelle armée française et de la Pologne - Difficultés pour la Syrie - Churchill et de Gaulle rendent visite à l'armée de Lattre - L'offensive française en direction de Belfort - Et l'offensive de la 2ème D.B. en direction de Strasbourg - Leclerc à Strasbourg - Le 24 novembre, le Général part pour Moscou - Comment avaient été noués, dès juin 1941, les premiers contacts entre gaullistes et Soviétiques - De Gaulle aurait été prêt à s'installer à Moscou... - Trois témoins directs pour parler du voyage - La rencontre avec Staline - Le sacrifice de l'indépendance polonaise - Un voyage qui a des conséquences sur la politique intérieure - De Gaulle s'oppose à l'évacuation de Strasbourg.

p 639 - 16. Les grâces expliquent-elles les attaques de prisons ?

L'attaque de la prison de Lyon - Les " justiciers " de Béziers : des truands - Les événements d'Alès - L'ancien commissaire de police Marsac pendu à Dijon - La justice en Normandie - De Gaulle s'émeut des exécutions sommaires - Les commissaires de la République et le droit de grâce - A partir de novembre 1944 de Gaulle décide seul de la vie ou de la mort des condamnés - Comment le Général étudie-t-il les dossiers ? - Sur 1554 condamnés à mort, de Gaulle en gracie 998 - Le refus de la grâce pour Brasillach - Socialistes et communistes jugent trop nombreuses les grâces accordées par de Gaulle - L'incident du 2 mars 1945.

p 677 - 17. Froid, faim, mécontentement

Les inondations de l'automne - De tous les hivers de guerre, l'hiver le plus froid - Le charbon fait défaut - Le drame de Saint-Dié - Les mines blessent et tuent - L'implantation de quelques baraquements ne résout pas le problème du logement : l'exemple de Rouen - La charité des Français - Américains et Parisiens - " Ça allait mieux du temps des Allemands " - La mortalité infantile augmente - Prendre un train : une grande aventure - Les raisons de la pénurie : offensive allemande et bureaucratie - Le manque de civisme - Les prisonniers allemands, bien nourris par les Américains, excitent la jalousie - Quand de Gaulle parle des pouponnières - Le Général en banlieue.

p 735 - 18. Janvier 1945 à Auschwitz

Les notes du professeur Balachowsky - L'Armée rouge approche d'Auschwitz - Les Allemands décident d'évacuer les déportés - Ceux qui restent et ceux, plus nombreux, qui partent sur les routes - Les traînards sont exécutés - Trois jours sur des wagons découverts - Tous les camps de recueil sont surpeuplés - La dysenterie fait des ravages - L'armée russe libère Auschwitz.

p 745 - Remerciements

p 754 - Bibliographie

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Tous droits réservés © 2002. Jean Bardiès