Table des matières
HOMMAGE A JEAN PRÉVOST . . . . . . . 9
SOUVENIRS DE FRANCE (mars 1941 - juillet 1943)
CHAPITRE I : Naissance de la Résistance dans
le Vercors. De la reconstitution clandestine du Parti Socialiste à la
formation et à l'assistance des maquis . . . . . . . 17
CHAPITRE II : Conception d'un projet d'utilisation
stratégique du Vercors. Transmis par Yves Farge à Jean Moulin, il est
aussitôt adopté par lui . . . . . . . 29
CHAPITRE III : L'inspecteur des Eaux et Foréts
Rémy Bayle de Jessé, le commandant Marcel Pourchier, le capitaine Alain
Le Ray s'unissent à Yves Farge et à moi pour procéder à l'étude du projet
. . . . . . . 41
CHAPITRE IV : Le 10 février 1943 Yves Farge
et moi rencontrons à Bourg le général Charles Delestraint, chef de l'Année
Secrète. Notre projet devient le projet Montagnards. Nous recevons de
Londres un message d'accord . . . . . . . 55
CHAPITRE V : Reconnaissances dans le Vercors.
Découverte du terrain d'aviation de Vassieux. Pénurie d'officiers d'encadrement
et d'instruction. Vaine démarche pour en obtenir . . . . . . . 59
CHAPITRE VI : Dès son retour de Londres, au
début d'avril 1943, le général Delestraint vient présider aux Côtes-de-Sassenage
un rapport de nos travaux, et visiter avec Farge et moi le Vercors . .
. . . . . 39
CHAPITRE VII : Fin mai 1943, l'arrestation des
chefs des maquis du Vercors fait de Farge et de moi des clandestins et
nous éloigne. Dernières rencontres avec le général Delestraint à Lyon
puis à Paris. Je reçois de lui mission de me rendre à Londres. Le Ray,
sur ma proposition est désigné comme chef militaire du Vercors. Arrestations
du général Delestraint puis de Jean Moulin, les 9 et 21 juin 1943. Conséquences
pour le Vercors . . . . . . . 79
CHAPITRE VIII : En juillet 1943, à Lyon, je
rétablis les liens entre le Vercors et la Délégation civile, source des
subsides. Je manque de peu l'arrestation chez mes parents à Aiserey, près
de Dijon . . . . . . . 97
JOURNAL DE MON ÉVASION DE FRANCE (octobre-novembre
1943) . . . . .111

SOUVENIRS DE LONDRES ET D'ALGER
(novembre 1943 - octobre 1944)
CHAPITRE X : Dès mon passage à Gibraltar, je
rencontre la crainte de la Résistance populaire. Arrivée à Alger. Accueil
de Louis Joxe. Des entretiens avec les colonels Dewavrin ( " Passy" )
et Billotte; le commandant Jacques Faure, le général Béthouart jettent
en moi un doute sur les chances d'avenir du projet Montagnards. Climat
politique d'Alger. Discorde dans le camp français. Je retrouve à Alger
Antoine de Saint-Exupéry. Abstention à l'égard du chef de la France-Libre
. . . . . . . 145
CHAPITRE XI : Envoyé au B.C.R.A. de Londres
pour y prendre la direction du service des maquis, j'y arrive au début
de février 1944. Objet d'une contestation entre le B.C.R.A. et le Commissariat
à l'Intérieur, je reprends ma liberté. J'informe les chefs du B.C.R.A.
de Londres des intentions et du détail du projet Montagnards. Malgré un
ordre de regagner Alger, je suis retenu à Londres par le" ban ", interdiction
de circuler pour protéger le secret du débarquement Nord. Par loyalisme
envers la France-Libre, je m'abstiens de parler du Vercors aux Britanniques.
Je collabore bénévolement à l'Intérieur. Londres pendant la guerre: Vl
et V2 . . . . . . . 171
CHAPITRE XII : Le 5 juin 1944, dans l'après-midi,
je suis convoqué à la section" planning" du B.C.R.A. et invité à dire"
tout ce que je sais sur les Alpes ". Je rappelle l'existence de mes rapports
sur le Vercors et récupère une note sur l'Oisans qui avait été dirigée
vers l'État-major du général Koenig. Reçu par le général Béthouart le
8 juin, je lui laisse mes rapports sur le Vercors. Le 19 juin des nouvelles
de presse me remplissent d'inquiétude. Je me rends au B.C.R.A. pour exprimer
des mises en garde . . . . . . . 185
CHAPITRE XIII : Retour à Alger le 8 juillet
1944. Le 18 juillet je rencontre enfin l'officier français chargé des
relations avec le Vercors: le colonel Constans, représentant français
au S.P.O.C. (Special Projects Operational Center). Je lui communique le
projet Montagnards, mais il est trop tard. Le 26 juillet j'apprends l'ordre
de dispersion du Vercors. Alger reçoit un télégramme véhément de Chavant,
chef civil du Vercors, et un autre télégramme, plus modéré de ton mais
non moins dur. du colonel Huet, chef militaire . . . . . . . 197

CHAPITRE XIV : Retour en arrière et retour au
Vercors. Après plusieurs mois de flottement, un second comité directeur
est mis en place. Dernier rescapé du premier groupe, le capitaine Le Ray
est malheureusement éloigné. Sans armes lourdes, les maquisards du Vercors
ne peuvent tirer parti des défenses du plateau. Des colonnes allemandes
pénètrent plusieurs fois jusqu'au coeur du massif. Des doutes apparaissent
sur le rôle assigné au Vercors. Chavant, chef civil, décide de se rendre
à Alger (alors que je suis encore retenu à Londres). Il en rapporte des
promesses d'envoi de troupes aéroportées, et surtout une décision signée
par Jacques Soustelle au nom du général de Gaulle; décision dans laquelle
les chefs militaires du Vercors voient un ordre de mise en application
du projet Montagnards . . . . . . . 207
CHAPITRE XV : Du 6 au 9 juin 1944, mobilisation
de fait du Vercors. Le lieutenant-colonel François Huet en prend le commandement.
Se fiant aux promesses rapportées d'Alger par Chavant et à l'ordre reçu,
le colonel Descour cherche à gagner du temps. Le 28 juin, l'annonce de
la prochaine arrivée d'une mission chargée de préparer une piste d'aviation
à Vassieux le confirme dans son attente. Télégrammes échangés entre le
Vercors et Alger. Le 21 juillet, les Allemands, qui ont vu les travaux
de préparation de la piste d'aviation, attaquent par Valchevrière et par
les Pas, tandis que quatre cents S.S. sont amenés par planeurs à Vassieux.
En deux jours le Vercors est réduit. Le 23 juillet, le colonel Huet en
ordonne la dispersion . . . . . . . 221
CHAPITRE XVI : Le télégramme de Chavant, reçu
à Alger dans la matinée du 22 juillet 1944, y fait l'effet d'une bombe.
Le général de Gaulle devra l'ignorer lorsqu'il parlera le 25 juillet devant
l'Assemblée Consultative. Pendant cinq jours on cherche fébrilement des
commandos français ou alliés, mais ils n'ont pas toujours leur armement,
et les conditions météo ne sont pas bonnes. Le 27 juillet enfin, le Vercors
ayant succombé, le général de Gaulle se fait remettre officiellement par
le général Béthouart un télégramme postdaté et maquillé . . . . . . .
237
CHAPITRE XVII : Correspondance entre Fernand
Grenier et le général de Gaulle au sujet de la constitution d'une force
aérienne d'aide à la Résistance, l'Unité Patrie. Partie de cache-cache
entre Comité de Défense Nationale et Comité d'Action en France ; entre
Unité Patrie et Force C. Tout se termine, après le tragique épilogue du
Vercors, par un grave incident en Conseil des Ministres. Fernand Grenier
est mis en demeure par le général de Gaulle de démentir lui-méme ses accusations.
En octobre- novembre 1947, polémique entre Fernand Grenier et Jacques
Soustelle à propos de ces faits . . . . . . . . 247

CHAPITRE XVIII : Séquelles personnelles de l'incident
de Gaulle- Grenier. J'apprends successivement la mort d'Antoine de Saint-
Exupéry, dont je reçois la dernière lettre, puis celle de Jean Prévost,
aux Côtes-de-Sassenage. Tristesse et inquiétudes. Je suis convoqué à la
D.S.T., mais finalement cette convocation n'a pas de suites. Retour à
Paris le 23 octobre 1944 . . . . . . . . 269
RÉFLEXIONS ET CONCLUSIONS
CHAPITRE XIX : Les moyens refusés au peuple
des maquis sont mis en reuvre, à grande échelle, quand les armées régulières
entrent en jeu. La terreur que firent régner les « terroristes » explique
que les Alliés aient pu atteindre et libérer Grenoble en sept jours seulement
par la route des Alpes. Le sacrifice du Vercors s'en trouve justifié.
Télégramme aux Glières en février 1944. Signification de l'épopée du Vercors.
Lumières et ombres. L'Histoire et le mythe . . . . . . . . 289
POST -SCRIPTUM.
CHAPITRE XX : Analyse critique d'un article
du général Billotte sur le projet d'Opération C ou Opération Caïman .
. . . . . . . 303
ANNEXES
Étude de détail du projet Montagnards, par le capitaine
Alain Le Ray. . . . . . . . . 315
Trois télégrammes : deux vrais – un faux . . . . . . . . 317
Témoignage du général A. Demetz . . . . . . . . 319
Genèse des maquis du Vercors, récit d'Aimé Pupin, leur premier chef. .
. . . . . . . . 321
Témoignage de "Germaine" (Mme Geneviève Blum-Gayet) recueilli en 1945
. . . . . . . . 344
BIBLIOGRAPHIE FONDAMENTALE . . . . . . . . 347

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