Résistance du vercors

Pierre Dalloz

 

 

VERITES SUR LE DRAME DU VERCORS

 

 

Editions Fernand Lanore -
Paris 1979 - 252 pages

 

Table des matières


HOMMAGE A JEAN PRÉVOST . . . . . . . 9
 
SOUVENIRS DE FRANCE (mars 1941 - juillet 1943)

    CHAPITRE I : Naissance de la Résistance dans le Vercors. De la reconstitution clandestine du Parti Socialiste à la formation et à l'assistance des maquis . . . . . . . 17
    CHAPITRE II : Conception d'un projet d'utilisation stratégique du Vercors. Transmis par Yves Farge à Jean Moulin, il est aussitôt adopté par lui . . . . . . . 29
    CHAPITRE III : L'inspecteur des Eaux et Foréts Rémy Bayle de Jessé, le commandant Marcel Pourchier, le capitaine Alain Le Ray s'unissent à Yves Farge et à moi pour procéder à l'étude du projet . . . . . . . 41
    CHAPITRE IV : Le 10 février 1943 Yves Farge et moi rencontrons à Bourg le général Charles Delestraint, chef de l'Année Secrète. Notre projet devient le projet Montagnards. Nous recevons de Londres un message d'accord . . . . . . . 55
    CHAPITRE V : Reconnaissances dans le Vercors. Découverte du terrain d'aviation de Vassieux. Pénurie d'officiers d'encadrement et d'instruction. Vaine démarche pour en obtenir . . . . . . . 59
    CHAPITRE VI : Dès son retour de Londres, au début d'avril 1943, le général Delestraint vient présider aux Côtes-de-Sassenage un rapport de nos travaux, et visiter avec Farge et moi le Vercors . . . . . . . 39
    CHAPITRE VII : Fin mai 1943, l'arrestation des chefs des maquis du Vercors fait de Farge et de moi des clandestins et nous éloigne. Dernières rencontres avec le général Delestraint à Lyon puis à Paris. Je reçois de lui mission de me rendre à Londres. Le Ray, sur ma proposition est désigné comme chef militaire du Vercors. Arrestations du général Delestraint puis de Jean Moulin, les 9 et 21 juin 1943. Conséquences pour le Vercors . . . . . . . 79
    CHAPITRE VIII : En juillet 1943, à Lyon, je rétablis les liens entre le Vercors et la Délégation civile, source des subsides. Je manque de peu l'arrestation chez mes parents à Aiserey, près de Dijon . . . . . . . 97
    JOURNAL DE MON ÉVASION DE FRANCE (octobre-novembre 1943) . . . . .111
 

SOUVENIRS DE LONDRES ET D'ALGER
(novembre 1943 - octobre 1944)

    CHAPITRE X : Dès mon passage à Gibraltar, je rencontre la crainte de la Résistance populaire. Arrivée à Alger. Accueil de Louis Joxe. Des entretiens avec les colonels Dewavrin ( " Passy" ) et Billotte; le commandant Jacques Faure, le général Béthouart jettent en moi un doute sur les chances d'avenir du projet Montagnards. Climat politique d'Alger. Discorde dans le camp français. Je retrouve à Alger Antoine de Saint-Exupéry. Abstention à l'égard du chef de la France-Libre . . . . . . . 145
    CHAPITRE XI : Envoyé au B.C.R.A. de Londres pour y prendre la direction du service des maquis, j'y arrive au début de février 1944. Objet d'une contestation entre le B.C.R.A. et le Commissariat à l'Intérieur, je reprends ma liberté. J'informe les chefs du B.C.R.A. de Londres des intentions et du détail du projet Montagnards. Malgré un ordre de regagner Alger, je suis retenu à Londres par le" ban ", interdiction de circuler pour protéger le secret du débarquement Nord. Par loyalisme envers la France-Libre, je m'abstiens de parler du Vercors aux Britanniques. Je collabore bénévolement à l'Intérieur. Londres pendant la guerre: Vl et V2 . . . . . . . 171
    CHAPITRE XII : Le 5 juin 1944, dans l'après-midi, je suis convoqué à la section" planning" du B.C.R.A. et invité à dire" tout ce que je sais sur les Alpes ". Je rappelle l'existence de mes rapports sur le Vercors et récupère une note sur l'Oisans qui avait été dirigée vers l'État-major du général Koenig. Reçu par le général Béthouart le 8 juin, je lui laisse mes rapports sur le Vercors. Le 19 juin des nouvelles de presse me remplissent d'inquiétude. Je me rends au B.C.R.A. pour exprimer des mises en garde . . . . . . . 185
    CHAPITRE XIII : Retour à Alger le 8 juillet 1944. Le 18 juillet je rencontre enfin l'officier français chargé des relations avec le Vercors: le colonel Constans, représentant français au S.P.O.C. (Special Projects Operational Center). Je lui communique le projet Montagnards, mais il est trop tard. Le 26 juillet j'apprends l'ordre de dispersion du Vercors. Alger reçoit un télégramme véhément de Chavant, chef civil du Vercors, et un autre télégramme, plus modéré de ton mais non moins dur. du colonel Huet, chef militaire . . . . . . . 197
 

    CHAPITRE XIV : Retour en arrière et retour au Vercors. Après plusieurs mois de flottement, un second comité directeur est mis en place. Dernier rescapé du premier groupe, le capitaine Le Ray est malheureusement éloigné. Sans armes lourdes, les maquisards du Vercors ne peuvent tirer parti des défenses du plateau. Des colonnes allemandes pénètrent plusieurs fois jusqu'au coeur du massif. Des doutes apparaissent sur le rôle assigné au Vercors. Chavant, chef civil, décide de se rendre à Alger (alors que je suis encore retenu à Londres). Il en rapporte des promesses d'envoi de troupes aéroportées, et surtout une décision signée par Jacques Soustelle au nom du général de Gaulle; décision dans laquelle les chefs militaires du Vercors voient un ordre de mise en application du projet Montagnards . . . . . . . 207
    CHAPITRE XV : Du 6 au 9 juin 1944, mobilisation de fait du Vercors. Le lieutenant-colonel François Huet en prend le commandement. Se fiant aux promesses rapportées d'Alger par Chavant et à l'ordre reçu, le colonel Descour cherche à gagner du temps. Le 28 juin, l'annonce de la prochaine arrivée d'une mission chargée de préparer une piste d'aviation à Vassieux le confirme dans son attente. Télégrammes échangés entre le Vercors et Alger. Le 21 juillet, les Allemands, qui ont vu les travaux de préparation de la piste d'aviation, attaquent par Valchevrière et par les Pas, tandis que quatre cents S.S. sont amenés par planeurs à Vassieux. En deux jours le Vercors est réduit. Le 23 juillet, le colonel Huet en ordonne la dispersion . . . . . . . 221
    CHAPITRE XVI : Le télégramme de Chavant, reçu à Alger dans la matinée du 22 juillet 1944, y fait l'effet d'une bombe. Le général de Gaulle devra l'ignorer lorsqu'il parlera le 25 juillet devant l'Assemblée Consultative. Pendant cinq jours on cherche fébrilement des commandos français ou alliés, mais ils n'ont pas toujours leur armement, et les conditions météo ne sont pas bonnes. Le 27 juillet enfin, le Vercors ayant succombé, le général de Gaulle se fait remettre officiellement par le général Béthouart un télégramme postdaté et maquillé . . . . . . . 237
    CHAPITRE XVII : Correspondance entre Fernand Grenier et le général de Gaulle au sujet de la constitution d'une force aérienne d'aide à la Résistance, l'Unité Patrie. Partie de cache-cache entre Comité de Défense Nationale et Comité d'Action en France ; entre Unité Patrie et Force C. Tout se termine, après le tragique épilogue du Vercors, par un grave incident en Conseil des Ministres. Fernand Grenier est mis en demeure par le général de Gaulle de démentir lui-méme ses accusations. En octobre- novembre 1947, polémique entre Fernand Grenier et Jacques Soustelle à propos de ces faits . . . . . . . . 247
 

    CHAPITRE XVIII : Séquelles personnelles de l'incident de Gaulle- Grenier. J'apprends successivement la mort d'Antoine de Saint- Exupéry, dont je reçois la dernière lettre, puis celle de Jean Prévost, aux Côtes-de-Sassenage. Tristesse et inquiétudes. Je suis convoqué à la D.S.T., mais finalement cette convocation n'a pas de suites. Retour à Paris le 23 octobre 1944 . . . . . . . . 269
 
RÉFLEXIONS ET CONCLUSIONS

    CHAPITRE XIX : Les moyens refusés au peuple des maquis sont mis en reuvre, à grande échelle, quand les armées régulières entrent en jeu. La terreur que firent régner les « terroristes » explique que les Alliés aient pu atteindre et libérer Grenoble en sept jours seulement par la route des Alpes. Le sacrifice du Vercors s'en trouve justifié. Télégramme aux Glières en février 1944. Signification de l'épopée du Vercors. Lumières et ombres. L'Histoire et le mythe . . . . . . . . 289
 
POST -SCRIPTUM.

    CHAPITRE XX : Analyse critique d'un article du général Billotte sur le projet d'Opération C ou Opération Caïman . . . . . . . . 303
 
ANNEXES

    Étude de détail du projet Montagnards, par le capitaine Alain Le Ray. . . . . . . . . 315
Trois télégrammes : deux vrais – un faux . . . . . . . . 317
Témoignage du général A. Demetz . . . . . . . . 319
Genèse des maquis du Vercors, récit d'Aimé Pupin, leur premier chef. . . . . . . . . . 321
Témoignage de "Germaine" (Mme Geneviève Blum-Gayet) recueilli en 1945 . . . . . . . . 344
  BIBLIOGRAPHIE FONDAMENTALE . . . . . . . . 347

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