4° de couverture
Février 1943 : dans la France occupée
par les armées allemandes, le gouvernement de Vichy mène une politique
de collaboration avec les vainqueurs.
Un résistant d'origine Polonaise, Marcel
Langer, est arrêté par la police alors qu'il transporte des explosifs.
Torturé puis traduit devant la Section
spéciale de la Cour d'Appel de Toulouse, il est condamné à mort après
un violent réquisitoire de l'avocat général, et guillotiné le 23 juillet
1943.
Ses camarades décideront alors d'abattre
l'avocat général pour enrayer l'engrenage de la répression qui décime
leurs rangs.
A travers le récit de l'exécution des
deux hommes : le résistant dans la cour de la prison, le magistrat abattu
en pleine ville, c'est l'histoire méconnue des Francs Tireurs et Partisans
de Toulouse que retrace Claude Lévy, alors jeune partisan lui même.
Résistants de la première heure, ils n'appartiennent
à aucune des grandes formations gaullistes ou communistes et ne connurent
ni complicité, ni compromis, ni double-jeu, ni prébendes, ni mannes
parachutées. Issus des Brigades internationales
de la guerre d'Espagne, des syndicats ouvriers ou de la main uvre
Immigrée, ces métèques, ces juifs, ces terroristes comme les appelait
la propagande nazie, ont combattu dans la solitude et le dénouement
un ennemi aux multiples visages : l'occupant, la milice, l'appareil
policier et judiciaire du régime Vichyste.
Claude Lévy, qui écrivit
la grande rafle du Vel d'Hiv en collaboration avec Paul Tillard,
a rendu un ultime hommage à ces parias que certains historiens maintiennent
dans l'anonymat.
Français ou non, ils luttaient pour la
liberté et méritent une place toute particulière dans l'histoire de
la Résistance.
