H.R. Kedward  et Résistance

H.R. Kedward

 

A LA RECHERCHE DU MAQUIS
(La Résistance dans la France du Sud 1942 - 1944)

 

Editions du Cerf- Paris - 1999 - 473 pages.
Traduit de l'Anglais par Muriel Zagha

 

Table des matières


007 - Préface
Chapitre premier
017 - Résistance et refuge,1942
Chapitre II
041 - Refus et révolte, printemps 1943
Chapitre III
075 - Chasseurs et chassés, été automne 1943
Chapitre IV
115 - Structures et communautés, hiver 1943-1944
Chapitre V
173 - Stratégies et localités, hiver printemps 1944
Chapitre VI. -
235 - Insurrections, libérations, été 1944
Chapitre VII
303 - Images et souvenirs, 1944 et après
331 - Témoignages
395 - Conclusion. - Choix et options
409 -  Note sur l'opération du service national maquis (SNM)               
423 -  Abréviations et glossaire
431 - Sources et bibliographie
435 - Cartes          
436 - 1. Sud de la France, novembre 1942-août 1944
438 - 2. Le Limousin                
438 - 3. Le Lot et le Tarn                  
440 - 4. La Margeride et les Causses                
441 -  5. La Montagne Noire et l'Aude               
442 - 6. La Lozère et le Gard                  
443 - 7. Les Cévennes              
444 -  8. Le Vercors
445 -  9. La Savoie et ]es Glières
447 - Index des noms et de lieux
455 - Index général



" Analyse du livre "

      Depuis ses origines, et jusqu'aux traces laissées par son imagerie dans la mémoire, le maquis représente toujours plus qu'un simple phénomène militaire. Le maquis est analysé par l'auteur aussi bien comme un choix que comme une nécessité face aux pressions et aux exigences croissantes des Allemands.
      Son développement a engendré des polarités au sein de la société française, mais son histoire n'est pas proposée comme un simple exemple de ce qu'on appelle actuellement «les guerres franco-françaises». Pareille image de guerre civile refléterait peut-être le conflit ouvert entre les maquis et la milice, mais il simplifierait excessivement la dynamique complexe entre Vichy et les maquis.
      Une part considérable de ce livre est consacrée à leur relation, et il y a pluralité au sein du régime de Vichy tout autant que dans l'expérience des maquis. Leurs deux histoires sont entrelacées.      Les autorités centrales et locales de Vichy donnèrent forme et substance aux maquis, inversement, ce furent les maquis qui déterminèrent pour beaucoup l'histoire de la fin de Vichy. Faisant une large place au témoignage oral, le point de vue orginal choisi par H.R. Kedward est de centrer la perspective à partir des forêts, collines et plateaux du sud du Massif Central (Gard, Lozère, Hérault, Aveyron, Aude, Tarn, Lot) plutôt que de partir des maquis célèbres (Vercors, Glières).


Analyse du livre pour la "Revue du Tarn"


    Ce professeur d’histoire de l’Université du Sussex (Angleterre) a analysé les maquis par rapport aux Français aussi bien comme un choix que comme une nécessité face aux exigences croissantes des Allemands.
    Dans ce livre de 473 pages il ne retrace pas l’histoire militaire ou stratégique des maquis et des FFI ni l’histoire de la Libération, de l’épuration et des affrontements politiques qui l’ont accompagnée ou suivie.
    Par contre au centre de son étude il s’attarde sur la polarisation que les maquis ont entraîné au sein de la société française aussi bien dans le régime de Vichy que dans le développement des maquis eux-mêmes.
    Il remarque au passage que toutes les guerres de libération contre les forces d’occupation sont à des degrés divers des guerres menées par des civils. Aux côtés des soldats irréguliers appelés tantôt «Francs Tireurs, tantôt «guerilleros», «maquisards ou «partisans», se trouvent des civils «irréguliers» et même des «lieux irréguliers» où se développent les maquis.
    Sans s’attarder sur les grands maquis emblématiques (Glières, Vercors, MontMouchet,…) il centre son étude sur le milieu rural et forestier du Sud de la France (Limousin, Lot et Tarn, la Margeride et les Causes, la Montagne Noire et l’Aude, la Lozère et le Gard et enfin les Cévennes) qu’il complète par des «images et souvenirs 1944» suivis de témoignages parmi lesquels on relèvera celui de Harry Despaigne, le major Richardson radio du Corps Franc de la Montagne Noire.
    Cet ouvrage original fait suite à celui publié par l’auteur en 1978, traduit en Français sous le titre de «Naissance de la Résistance dans la France de Vichy». Il devrait être complété par un livre final qui sera consacré aux thèmes urbains.
    Ce travail d’historien comprend quatre pages de sources des archives nationales et départementales, neuf pages de bibliographie, neuf cartes régionales, un abondant index général et un index de 455 noms de lieux parmi lesquels on peut relever Albi, Carmaux, Castres, Labruguière, Laperrouquial, Montroc, Mazamet, la Montagne Noire, Pic de Nore, Saint Jean de Jammes, Vabre, pour ce qui concerne plus précisément le Tarn.

Jean Bardiès



 

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