Résistance en Vercors

Commandant Pierre Tanant

 

 

VERCORS, HAU-LIEU DE FRANCE

 

 

Editions Arthaud - Grenoble -
1966 - 231 pages

 

Table des matières


PRÉFACE . . . . . . . 9
AVANT-PROPOS . . . . . . . 11
    Chapitre I. -
Première Iiaison dans le Vercors . . . . . . . 13
    Chapitre I.I - Avant la bataille . . . . . . . 37
    Chapitre I.II - Les combats de Saint-Nizier (13-15 juin 1944) . . .57
    Chapitre I.V - Organisation et parachutages. . . . . . . .77
    Chapitre V- L'attaque et l'encerclement (21-23 juillet 1944) . . 114
    Chapitre VI. - Le martyre . . . . . . . 148
    Chapitre VII. - Libération . . . . . . . 184
    Chapitre VIII. - Renaissance . . . . . . . 207

ANNEXES . . . . . . . 218
DOCUMENTS . . . . . . . 224
TABLE DES ILLUSTRATIONS . . . . . . . 228
TABLE DES CROQUIS . . . . . . . 230

Table des croquis


- La bataille de Saint-Nizier . . . . . . . 65
- L'encerclement du Vercors . . . . . . . 117
- La bataille de Vassieux . . . . . . . 121
- La bataille de Valchevrière . . . . . . . 131
- La bataille des Pas . . . . . . . 143

Le Vercors . . . . . . . Fin du volume

Préface


     Ce livre retrace à grands traits l'épopée du Vercors.
L'auteur a été un des grands témoins du drame. Il s'est acharné à reproduire dans toute son exactitude ce qu'il a vu.
     Son témoignage apporte un élément de grande valeur à qui, plus tard, écrira l'Histoire et replacera dans leur cadre les sursauts populaires contre l'envahisseur, les missions imparties, les événements qui se sont déroulés.
    Ayant eu l'honneur d'avoir sous mes ordres les acteurs du drame du Vercors et les ayant vus à œuvre, je souhaite que, comme moi, le lecteur soit saisi d'un immense respect pour eux et d'un immense espoir dans l'avenir .
    Avec eux, avec les hommes de toute la Résistance, la France a vu surgir les vrais successeurs de sa longue lignée de grands hommes.
    La renaissance est là si l'on sait s'en souvenir et les faire agir à leur place. Il y a en eux, aujourd'hui comme alors, toujours autant de courage, d'enthousiasme, de générosité, de force de sacrifice et de foi dans les destinées de leur Patrie.
Colonel Bayard
(Général Descour.)

Avant-Propos


Aux sept cents héros connus et inconnus, civils ou militaires, qui sont tombés sur la terre désormais sacrée du Vercors je dédie ces pages.
     Ce n'est pas un livre d'histoire que j'ai la prétention de présenter au lecteur. Les événements qui se sont déroulés dans cette région des Alpes, à l'époque héroïque de la Résistance, sont encore trop récents pour qu'il soit possible de les rapporter avec une objectivité exempte de passion. Plusieurs années devront s'écouler avant que l'on puisse écrire l'histoire d'un drame dont bien des aspects demeurent encore obscurs.
     Toutefois, pour avoir vécu les jours les plus tragiques de cette bataille à un poste qui était aussi le meilleur des points d'observation, il m'a semblé que je ferais œuvre utile en essayant d'éclairer l'opinion sur des faits dont elle sait l'existence sans en connaître les détails.
     Comme chef d'Etat-Major du Vercors, il m'a été donné d'assister aux différentes phases des combats qui, pendant deux mois, se livrèrent sur ce haut-lieu du Dauphiné. Il m'a surtout été permis d'embrasser dans son ensemble le déroulement des opérations et de connaître les principaux acteurs de cette épopée douloureuse.
     Dans ces souvenirs, que je me suis efforcé de faire apparaître aussi vivants que possible, j'ai voulu avant tout demeurer dans la vérité. C'est pourquoi je ne raconte que ce que je sais. D'autres, sans doute, se chargeront un jour de les compléter, car je ne sais pas tout.
     J'ai eu le souci de ne froisser aucune susceptibilité, et je m'excuse à l'avance si tels de mes compagnons ne trouvent pas dans ce récit tout ce qu'ils auraient voulu y voir.
     En rédigeant ces lignes, j'ai surtout songé aux morts, à ceux qui ont signé de leur sang l'une des pages les plus magnifiques de l'histoire de la France. Ils ne doivent pas tomber dans l'oubli. Leur sacrifice, librement consenti, et, le plus souvent réalisé dans l'ombre, mérite d'être exalté. On ne dira jamais assez tout ce qu'ils ont souffert pour redonner à leur patrie le rang qu'elle n'aurait jamais dû perdre.
     L'idéal pour lequel ils ont offert leur vie doit rester le nôtre.
     Nous leur devons notre liberté. Mais nous devons en revanche à leur mémoire de travailler plus que jamais à la grandeur et à la prospérité de notre pays.
     Ils ont aimé passionnément la France. Le message qu'ils nous ont laissé est une leçon d'union et d'amour. C'est à nous, qu'attendent des tâches constructives, de nous en souvenir.

Rien ne se bâtit dans la haine, on ne construit que dans l'amour.


CdtPierre Tanant

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