résistance

Henri Noguères  et Résistance

Henri NOGUERES

 

 

LA VIE QUOTIDIENNE DES RESISTANTS DE L'ARMISTICE A LA LIBERATION

 


Editions Hachette
Paris 1984 - 272 pages

 

" Table des matières "

AVERTISSEMENT . . . . . . . . 7

  I. UN MONDE À PART. . . . . . . . 9
Le premier contact. - Organigrammes et papier pelure. - Presse et propagande. - Le petit lexique des résistants. - Sécurité : la règle et l'exception. - Faux et usage de faux. - Le rail et la route.

  II. ...ET DE TOUT POUR FAIRE UN MONDE. . . . . . . . . 63
D'abord les travailleurs, la gauche. - Des bourgeois, petits et grands. - Les femmes dans la Résistance. - L'intelligentsia. - «Malgré eux». - Prisonniers de guerre évadés ou rapatriés. Ceux qui croyaient... - Les sauveteurs et les combattants. - «On les nommait des étrangers»

  III. VIVRE AVEC L'ENNEMI . . . . . . . . 95
Gestapo, Abwehr, O. V.R.A... - ... et des Français. - Prisons. - Procès. - Quand le gibier devient chasseur. - Avoir le dernier mot. - L'arme psychologique.

  IV. LES « LÉGAUX » . . . . . . . . 134
La base même de la Résistance. - Opération aérienne. - Les passeurs. - Groupes professionnels. - Les maquis « arrière ». - Les femmes des «légaux». - Les combattants du rail. - La poste et la mairie. - Avocats et médecins. - Les imprimeurs de la Résistance. - Les fonctionnaires « napés ». - Les «bons gendarmes»... - ... et les bons flics. - De l'échantillon au Messerschmitt 109. - Stosskopf à Lorient.

  V. … ET LES CLANDESTINS . . . . . . . . 177
Le nerf de la guerre. - Le logement. - L'ère des organisateurs. - Les hommes de terrain.

  VI. CES FOUS QUI VIVAIENT DANS LES BOIS. . . . . . . . 211
Du bon usage du maquis. - 24 heures de la vie d'un maquisard. - Et la discipline? - Quand l'intendance suivait. - De la poudre et des balles. - L'embrasement final.



AVERTISSEMENT


  Lorsque j'ai entrepris d'évoquer La Vie quotidienne des résistants. je me suis trouvé confronté à un problème qui s'était déjà posé à propos d'autres ouvrages, en particulier l'Histoire de la Résistance en France, et la Vie quotidienne au temps du Front populaire.
Il s'agissait alors - et il s'agit ici encore - de mettre en oeuvre des matériaux historiques patiemment accumulés, afin de tenter de faire revivre chaque fois, aussi objectivement qu'il est humainement possible de le faire, un épisode de notre histoire contemporaine.
Mais il se trouvait - et il se trouve encore - que ces épisodes avaient correspondu à des aventures collectives et à des combats que j'ai vécus intensément et dans lesquels je me suis engagé totalement, passionnément.
Après avoir pesé le «recul historique», mon propre témoignage. Il en sera de même aujourd'hui, pour les mêmes raisons.
Que le lecteur se rassure : ce livre ne se limitera pas, au mépris de son titre, au seul récit de ce que fut «ma» vie quotidienne - la vie d'un résistant parmi d'autres - pendant l'occupation. Ce n'est, en aucune façon, un livre de souvenirs, même si des souvenirs personnels sont venus tout naturellement sous ma plume chaque fois qu'ils pouvaient compléter, éclairer, ou simplement, illustrer mon propos.
Ce propos, je mesure pleinement à quel point il est ambitieux puisqu'il consiste, après tant d'années, à dire, sous le contrôle de ceux qui ont survécu, ce que fut la vie menée jour après jour par ces femmes et ces hommes qui ont été mes camarades et dont j'ai partagé les espoirs et les joies, mais aussi les colères, les angoisses et les deuils.
Dire en quoi cette vie fut semblable à celle des autres Français et surtout en quoi elle fut différente.




" Quatrième de couverture "

Henri Noguères

  Sous l'occupation, Henri Noguères participe à la reconstitution clandestine du parti socialiste, devient chef régional de Franc-Tireur pour la région R.3 (Montpellier), membre du directoire régional des M.U.R.-M.L.N., chef des groupes francs de la Délégation militaire régionale.
Journaliste, il est également président de la Ligue des droits de l'homme.
Historien, il est notamment l'auteur d'une monumentale "Histoire de la Résistance en France" et de "La vie quotidienne en France au temps du Front populaire".

 
La vie quotidienne des résistants de l'armistice à la Libération


C'est en témoin et en chroniqueur qu'Henri Noguères décrit ce que fut la vie quotidienne des résistants.
Il montre l'extraordinaire diversité d'opinions, de croyances, d'origines sociales des légaux comme des clandestins. Combattants du rail ou imprimeurs, fonctionnaires "napés" ou "bons gendarmes", avocats, médecins, devenant pour les besoins de la cause passeurs, dynamiteurs, espions, tout un monde à part menant une double vie dans une société française d'abord figée dans la défaite.
Henri Noguères fait aussi revivre la transformation qui va s'accomplir au fil des mois. Le gibier, de plus en plus, se fera chasseur : les clandestins, les maquisards, "ces fous qui vivaient dans les bois", ne vont plus se contenter d'actions symboliques, ils vont harceler l'ennemi, l'attaquer souvent sur son terrain.
En abordant de la sorte la Résistance, Henri Noguères apporte une contribution importante aux études récentes sur cette période de l'histoire de France. Il en scrute la légende pour lui rendre sa véritable grandeur.

 

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