EMBUSCADES routes des MARTYS et ISSEL

" 11 juillet 1944 "

Situation : Depuis le 29 juin aucune opération offensive n'a été montée et les jeunes maquisards maintenant instruits piaffent d'impatience d'en découdre avec l'ennemi. Le 10 juillet les commandants Mompezat et Sévenet et le capitaine de Kervanoaël décident de monter deux embuscades qui devraient permettre à certains de recevoir le baptême du feu tout en maintenant la pression sur l'ennemi.

Opérations : La première embuscade se met en place le 11 juillet dès 8 heures du matin avec la participation des escadrons B. et Lévy-Seckel sous la conduite du Commandant Sévenet et du capitaine de Kervanoaël.

Ils s'installent sur la nationale n624 Revel-Castelnaudary où d'après les renseignements recueillis, passeraient fréquemment des convois allemands .

Seuls quelques rares véhicules français passent . Vers 15 heures le lieutenant B. en uniforme et en arme, imprudemment placé au milieu de la route voit arriver une automobile Citroên décapotable dans laquelle se trouvent trois civils et une femme.

Soudain alors que le véhicule s'approche un des civils se lève, braque une mitraillette et tire une rafale sur le lieutenant qui heureusement n'est pas touché. La réplique des cavaliers en embuscade est violente. L'homme s'écroule dans la voiture tandis que la femme laisse choir sur la route un magnifique jeune chien de race Ric mais la riposte n'a pas été assez rapide pour empêcher la voiture d'atteindre le virage et de disparaître avant d'avoir été stoppée.

Etait-ce la milice, la gestapo ? on n'a pas pu le savoir.

Après deux nouvelles heures d'attente infructueuse, le commandant Sévenet fait lever l'embuscade et la troupe rentre au camp.

La 2 embuscade s'est installée sous la conduite du commandant Mompezat sur la route des Martys de Mazamet à Carcassonne, aux Escoussols au même endroit que la précédente du 9 juin. Mais depuis la grande attaque du 12 juin aux Rousses, plus aucun convoi allemand ne s'aventure sur la N118.

Vers 15 heures le commandant lève l'embuscade. Les hommes regagnent les camions et c'est le retour au camp.